Les acteurs de l'ombre

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Pallas - XXV

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Le chroniqueur est régulièrement confronté à un problème récurrent s'il en est : la banalité. Une pandémie qui met à l'épreuve les verbiages les plus colorés et les plumes les plus volubiles. Une grave maladie s'abattant sans distinction sur tous les styles musicaux, à tel point que vous finissez par avoir assez de cd "cale-meubles" pour stabiliser tout le stock d'un Ikea. Heureusement, il subsiste des formations, pas toujours "bonnes" au sens conventionnel du terme, mais qui ont au moins le mérite de vous surprendre.
Par exemple, Pallas est le genre de formation qui, à tous les niveaux, incarne la fameuse question : Mais qu'est-ce que c'est que ce truc?!

Des nappes de claviers sous acide, des samples très étranges qui mettent vos oreilles à rude épreuve, une batterie sous valium, de jolies lignes de basse et une production foutraque, Falling Down est un premier contact assez rude. La structure de ce morceau défie le concept même de logique, néanmoins, il se tient sans problème sur ses 7 minutes. Crash And Burn n'est pas pas mal non plus dans le genre perché avec son rythme saccadé, les claviers qui agonisent sur un style funky et des effets absolument improbables sur les instruments. Après un tel binôme, on se dit que si le reste de l'album est tout aussi cinglé, ça va très vite devenir n'importe quoi, mais XXV n'en contient pas moins des morceaux plus abordables.
Something In The Deep, Black Wood et Violet Sky nous permettent de détendre nos tympans entre deux chansons invraisemblables. Ce tranquille trio marie le piano ou le violon avec des nappes électroniques aériennes, donc rien de très surprenant, quoique relaxant. Mais pourquoi séparer Black Wood et Violet Sky quand le début du second reprend la fin du premier?
Si ces morceaux empêchaient de se faire une idée concrète sur les capacités techniques des membres de Pallas, les solos de Monster et Young God prouvent que le guitariste sait bien se servir de son instrument. Le premier de ces titres est plutôt banal et le second est le seul vraiment "métal" de tout l'opus malgré ses effets électro bizarroïdes. Dans l'ensemble, seul le chanteur souffre d'un réel manque de maîtrise et de puissance, notamment sur Alien Messiah et Young God où il peine visiblement à tenir la note.
Enfin, je terminerai sur un duo tout aussi original qu'accessible : XXV Part I et Part II. Ces deux chansons ont en commun un côté à la fois cinématographique et psychédélique. Pas d'oxymore malgré les apparences, c'est cette excellente conciliation entre deux styles si opposés qui fait tout leur intérêt.

Une chose est claire : d'un bout à l'autre de XXV, Pallas ose l'expérimentation à chaque morceau! En ressort un bazar sonore assez sympathique et divertissant malgré des manques et des ratés. Même après plusieurs écoute, on continue de faire des découvertes, ce qui est des plus agréables pour l'auditeur. Vous n'aimerez peut-être pas cet opus, mais, par sa singularité et sa sincérité, il mérite bien le temps qu'on consacre à l'écouter.

Tracklist :
01. Falling Down - 7:29
02. Crash And Burn - 5:28
03. Something In The Deep - 6:50
04. Monster - 6:21
05. The Alien Messiah - 6:49
06. Xxv Part 1 (twenty Five Honest Men) - 6:08
07. Young God - 5:17
08. Sacrifice - 4:21
09. Blackwood - 2:02
10. Violet Sky - 5:07
11. Xxv Part 2 (the Unmakers Awake) - 6:02


Line-up :
Paul Mackie : Chant
Graeme Murray : Basse
Niall Mathewson : Guitare
Ronnie Brown : Claviers
Colin Fraser : Batterie

Site : www.pallasXXV.com
Myspace : www.myspace.com/pallasofficial

 

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