Les acteurs de l'ombre

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Coldworker - The Doomsayer's Call

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Nasum s'apprête à fouler les planches du Hellfest 2012 afin d'y célébrer ses adieux et en la mémoire de leur collègue emporté. Ce n'est pas un come-back comme on aura pu y penser. Coldworker dont la création remonte à février 2006 contribue à perpétuer la continuité si l'on ose dire de ce groupe culte foudroyé en 2004 lors de la mort de l'un de leur membre nommé Mieszko Talarczyk lors du tsunami. Anders Jakobson officiait dans Nasum en tant que batteur et aussi au chant. Suite à cette tragédie, ce dernier décida de se lancer dans un nouveau groupe. bien en lui fasse, car Coldworker en est déjà à son troisième méfait. Le premier sorti en 2006 s'intitulait "The Contaminated Void", il fut suivi par l'excellent "Rotting Paradise" deux années après.
"The Doomsayer's Call" est donc dans les bacs depuis le début de l'année par le biais de Listenable. La comparaison avec Nasum devrait petit à petit s'estomper car le combo a accentué ses sources Death Metal pour les placer en premier plan avec  fermeté et conviction. On ressent une volonté de s'éloigner du Grindcore pour pouvoir s'affranchir du spectre du collectif précité. Toutefois, il rest encore des influences Grind et même Thrash par instants.
Dan Swanö (ex-Edge Of Sanity et ex-Bloodbath) a participé à l'élaboration du son et le résultat est tout bonnement foudroyant comme à l'accoutumée. Johan Berglund qui officie en tant que bassiste dans The Grotesquery, Demiurg et ancien batteur de Ribspreader leur a donné un coup de pouce pour l'enregistrement de la basse et des guitares.
"A New Era" débute l'opus. Il s'apparente à un bloc compact, il posssède une lourdeur et une épaisseur concluante. Les tempos de ces treize compositions sont plus variés que je ne l'imaginais avant la première écoute.
C'est une première satisfaction car cela etonne tout le monde. Cela ne manquera pas de faire parler d'eux. Pour tempêter contre le style à la Nasum, Napalm Death et consors.
Toutefois , les Suèdois ne veulent pas non plus créer un nouveau courant musical loin de là. Leur Death Metal s'ecclipse de temps à autre pour revenir vers le Grindcore. Les mélodies assument leur rôle. Les soli ne sont pas fortuits à aucun instants.
"Violent Society" est un titre bien rentre-dedans et à mon avis représentatif de leur créneau crû 2012. La pochette est signée par Pär Olofsson, bien connu pour ses travaux avec Malevolent Creation, Pathology et Brain Drill change des standards, des règles fixées au sein de la scène du Metal-Extrême.
Elle s'en affranchit et le résultat est assez surprenant de prime abord. elle tenterait de se rapprocher de l'ambiance du fim de Fritz Lang intitulé Metropolis réalisé en 1927.

En définitive, Coldworker tente de prendre ses responsabilités qui découlent de cette volontée de prendre ses distances avec le Grindcore avec ses exceptions bien sûr. Le but est sa participation et son affiliation à la scène Death Metal et s'en réclamer haut et fort. Bénéficiant d'un nouveau label, les Suèdois sortent un lp intéressant mais manquant d'originalité tout de même. Le risque de s'enfoncer dans une forme de routine plane tout au long de ces auditions. Peut-être leur  manque-t-il encore une vision claire et définitive de la façon dont ils veulent faire sonner leur musique et l'exporter ?


Tracklist :
1. A New Era
2. The Reprobate
3. The Glass Envelope
4. Flesh World
5. Murderous
6. Pessimist
7. Monochrome Existence
8. Vacuum Fields
9. Living Is Suffering
10. The Walls of Eryx
11. Violent Society
12. Becoming the Stench
13. The Phantom Carriage

Label : Listenable

 
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