Les acteurs de l'ombre

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Hardcore Superstar - The Party Ain't Over 'Til We Say So

Envoyer Imprimer PDF

Ah, Noël! La neige, le sapin, les cadeaux, les repas de famille...Tiens, mais ça me rappelle aussi que le Nouvel An approche à grands pas et avec lui un autre genre de fête, disons plus...débridée. En la perspective de ces agapes alcoolisées, il me paraît tout à fait approprié de parler d'Hardcore Superstar. La débauche, cela fait 14 ans et 8 albums que les Suédois la pratiquent et la célèbrent à travers leur glam rock aux accents métalliques. Il est donc temps de faire un récapitulatif de cette carrière agitée et, cela tombe bien, le tout premier best-of du groupe, The Party Ain't Over 'Til We Say So, est sorti il y a quelque semaines!

J'ai l'impression que chez Nuclear Blast on ne s'est pas trituré les méninges pour établir la tracklist puisque sur les 19 titres, 15 sont aussi des singles, mais passons!
Les débuts d'Hardcore Superstar, jalonnés par It's Only Rock'n'roll (1998) et Bad Sneakers And A Pina Colada (2000), ne sont représentés que par 3 titres : "Someone Special", "Have You Been Around" et "Liberation". Un trio musical encore très simple, mâtiné de punk, mais déjà entraînant et prometteur.
La sortie de Thank Your (For Letting Us Be Ourselves) en 2001 marque une première rupture dans le style du groupe : la production se fait plus soignée, le mid-tempo devient privilégié et les touches punk sont mises au placard. L'impopularité de cet album, décrié par les fans de la première heure, explique que "Shame", ballade de bonne facture et relativement passe-partout, soit le seul titre qui puisse figurer sur ce best-of sans créer de remous.
L'arrivée de No Regrets deux ans plus tard place d'emblée ce dernier à une période charnière de la discographie du groupe, vue la confusion provoquée par Thank you. Cette fois-ci, les Suédois choisissent de se placer nettement dans le style rock voire rockabilly. Le très dansant "Stil I'm Glad" est en effet un clin d'oeil mélodique aux Beatles et "Honey Tongue" apporte un côté glam à cette galette, bien qu'il soit desservi par son refrain agaçant.
Il faut attendre 2006 pour que la renommée du groupe explose littéralement grâce à l'album Hardcore Superstar. Avec une telle petite bombe, il était bien difficile de sélectionner les meilleures chansons, TPAOTWSS n'en contient pas moins de 4. "We Don't Celebrate Sundays" ouvre les hostilités en sa qualité de titre le plus populaire du groupe. Son refrain ultra-accrocheur qui donne envie de le chanter à tue-tête toute la journée doit y être pour quelque chose..."Wild Boys" réussit l'exploit d'enfoncer le clou, comment résister à ce morceau si sexy et rock à souhait? "My Good Reputation" s'avère efficace, quoique sans faire mouche autant que les morceaux précédents. Le début de "Standing On The Verge" nous promet une petite ballade tranquille, puis les instruments s'énervent peu à peu, lui conférant une puissance malheureusement ruinée par les claviers de fin.
Après une telle réussite, dire que Dreamin' In A Casket (2007) était attendu au tournant relève de l'euphémisme. Les plus optimistes pensaient que ce serait L'ALBUM, celui qui hisserait Hardcore Superstar au rang des vedettes dont tout le monde connaît le nom. Hélas, DIAC fut une petite déception de par son manque évident de créativité. Le titre éponyme et "Medicate Me" sont en effet dotés d'intro engageantes et de refrains toujours aussi sémillants mais tournent vite en rond.
L'ambiance métal qui commençait à poindre sur DIAC s'affirme clairement avec Beg For It en 2009. Toutefois, TPAOTWSS joue la carte de la sécurité en nous proposant les classiques "Into Debauchery" et "Beg For It" plutôt qu'un "Don't Care 'bout You Behaviour" bien plus costaud.
Dernier full-lenght en date, Split Your Lip est marqué par une volonté des Suédois de tempérer le perfectionnisme qui avait tué la spontanéité de leurs récentes productions. Certes le son est brut, certes l'enregistrement a été express (5 jours!), mais le style Hardcore Superstar y est toujours aisément reconnaissable. Autant j'étais ravie de voir sur ce best-of l'excellent "Last Call For Alcohol" et l'inventif "Moonshine", autant j'étais scandalisée d'y voir "Here Comes That Sick Bitch" et "Run To Your Mama". Quand il y a les deux pires ballades d'Hardcore Superstar au détriment de titres comme "Sadistic Girls" ou "Bully", c'est qu'il y a un problème!
Enfin, les Suédois nous offrent leur tout dernier single au titre plus que direct : "We Don't Need A Cure". En écoutant ce morceau original et allègrement flippant, on est effectivement d'accord avec eux!

Bien que je déplore quelques grands absents tels que "Bag On Your Head", "Kick On The Upperclass" ou "Sophisticated Ladies", TPAOTWSS donne une bonne idée de l'évolution d'Hardcore Superstar au fil des ans. Un best-of qui remplit parfaitement son rôle de synthèse et qui ferait sans doute plaisir à plus d'un fan au pied su sapin.

Tracklist :
1 - We Don't Need A Cure 4:17
2 - We Don't Celebrate Sundays 3:50
3 - Moonshine 3:58
4 - My Good Reputation 4:03
5 - Wild Boys 3:56
6 - Someone Special 4:24
7 - Dreamin' In A Casket 4:12
8 - Into Debauchery 3:06
9 - Here Comes That Sick Bitch 3:21
10 - Last Call For Alcohol 3:25
11 - Beg For It 3:57
12 - Liberation 3:55
13 - Bastards 4:31
14 - Medicate Me 3:27
15 - Standin' On the Verge 4:48
16 - Still I'm Glad 2:55
17 - Have You Been Around 3:47
18 - Shame 4:22
19 - Honey Tongue 3:20
20 - Run To Your Mama 4 : 58

Line-up :

Vic Zino : Guitare
Magnus "Adde" Andreasson : Batterie
Joakim "Jocke" Berg : Chant
Martin Sandvik : Basse

Site : http://www.hardcoresuperstar.com/
Myspace : http://www.myspace.com/hardcoresuperstar

 

Voir les autres articles de cet auteur

Bannière

Recherche

Twitter Image
Facebook Image



Partenariat

Petites annonces du forum