Les acteurs de l'ombre

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Sideblast - Cocoon

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Sideblast a été fondé dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur en 2004 pour être précis. Pendant les premières années juste avant la création du combo, Fredd, Nacim et Sebb officiait dans Blackout. Celui-ci splitta et les trois comparses rejoignirent Noam pour former le groupe actuel. Leur réunion avait pour mission de pratiquer un Metal bien extrême et aussi de donner des  concerts surtout dans leur région dans un premier temps. Voici donc, le deuxième méfait pour nos Niçois. L'objet du délit se nomme "Cocoon". I l fait suite à leur premier album intitulé "Flight Of A Moth" qui avait par ailleurs reçu de très bonnes critiques globalement de la part des différents acteurs de la scène Métal. Et, il y avait de plus une Démo au compteur. Ce nouvel album a été produit par les frères Wieslawski. Ces derniers se sont également occupés du mixage et du mastering aux Hertz Studio en Pologne (Behemoth, Vader, Decapitated...). L'enregistrement quant à lui s'est déroulé au Art Music Studio sous la houlette de Sébastien Camhi et de Noam Guedalia. Cette deuxième réalisation est sorti sur le label allemand Cyclone Empire début février.

Les présentations sont donc établies. Grâce à ses samples extraits de différents films Sideblast nous fait pénétrer dans l'espace d'un Cyber Death Metal approchant nos sens au plus près d'un Thrash Metal et parfois à un moindre degré du Hard-Core et du Grindcore. Leurs sources d'inspirations penchent selon moi du côté des géniaux Strapping Young Lad, Behemoth et Fear Factory. "Cocoon" est une galette à la loupe sur la brutalité  qui perdure tout au long de ses onze titres. Le résultat est à la hauteur de nos espérances. Cela est rendu public dès l'ouverture des hostilités en puissance de cet opus avec le morceau qui, lui a donné son nom. L'ordre du jour est lancé : le collectif apparaît en pleine forme, l'efficacité est de mise ainsi que le professionnalisme. Il est à noter l'apparition de vocaux féminins signés Nathalie Olmi sur ce premier titre ainsi que sur "The Fall" et "Insomnia". Cela confère un aspect rafraîchissant et surprenant.
A la fin de "Cocoon", il se trouve un petit interlude humoristique tiré du film "Last Action Hero". Rebelote sur "Barbarians" où l'on a la possibilité d'écouter encore une brève bien sympathique telle que "il  y a de quoi se la prendre et se la mordre". Le groupe sait s'amuser et ne pas trop se prendre au sérieux. Les claviers se taillent la part du lion et ce de façon discrète comme sur "The Shape". Les trouvailles sont belles et bien effectives. Cela confère à l'ensemble du répertoire une touche indus' à mon sens. Les tempos sont tous sans exceptions relativement rapides.
Les blast-beats sont redoutables comme sur "Discordant Symphony" où le batteur s'y donne à coeur joie. Le chanteur dispose d'une voix bien gutturale comme il se doit, à certains moments elle possède quelques intonations me rappelant Glen Benton. Le batteur l'accompagne aussi dans ses interventions. De plus, il arrive à la moduler et à la rendre criarde de temps à autres. Sur "Signs" sa voix prend une coloration tendant vers des contrées coreuses.
La variété est donc plébiscitée. Les riffs de guitare sonnent grave, ils donnent directement dans la destruction massive. Ils sont hyper plombés et constituent un mur d'emblée à la première écoute. Ils savent se faire mélodiques. L'école suédoise se fait très nettement ressentir. Le son est clair et puissant en même temps, chaque instrument est bien mixé. Le violon est présent sur "The Fall" par le biais d' Aymeric Schwartz. Un petit mot sur le visuel du combo pour signaler les soins apportés à celui ci. Il est de grande qualité. Les photos à l'intérieur sont signées Nicolas Tarragoni.

En définitive, Sideblast continue son ascension sûrement. Ce nouvel album est globalement une bonne surprise. Toutefois, le groupe doit essayer de bien intégrer ses influences pour bien les digérer et ainsi faire preuve d'une musique encore plus personnelle pour la suite des événements. Les amateurs de Cyber Death Metal trouveront leur compte, c'est indéniable. Le combo coiffe une musique directe, brutale et moderne. Bonne continuation, les gars.

Track List :
Cocoon
Barbarians
The Shape
Discordant Symphony
Demigod
Signs
Dirge
The Fall
Insomnia
Ashes
My Perverse Disguise

Line – up :
Fredd : vocals and screams
Noam : guitars, keyboards and samples
Nacim : bass
Sebb : drums and screams

Label : Cyclone Empire

 
Commentaires (1)
1 Vendredi, 08 Avril 2011 08:50
Franck
Très bon album, avec un coté STRAPPING YOUNG LAD période Aliens bien présent! Je suis pas supra fan de la voix death, mais après moult écoutes, ça passe mieux :)
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