Les acteurs de l'ombre

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Supuration - Incubation

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Le Black Metal est souvent affilié à une certaine tendance ‘Froide’. Le Death Metal possède ses propres références au sujet de cette impression. Supuration n’est pas un groupe facile d’accès du tout. Il faudra donc plusieurs écoutes en guise d’initiation. Au commencement, Dieu créa l’Homme et il se dit : peu mieux faire… Puis il créa Sup avec tout le mal-être qu’il pouvait lui offrir. Supuration possède LE truc qui fait la différence entre le suiveur et le visionnaire. Du talent il y en a, c’est indéniable. Du génie ? Cela paraîtrait moins évident au premier coup d’oreille. L’album débute sur deux titres ‘enjoués’. Attention quand je dis ‘enjoué’, je ne dis pas joyeux. Il ressort quelque chose de sinistre derrière cette voix entraînante. Jamais ultra-rapides ces premiers morceaux m aintiennent un mid-tempo quelque peu plus véloce. Se mêlent alors intelligemment refrain mémorisable, chant féminin décollant et mélodies guitaristiques dissociées du bloc principal. Ils se font entraînant, prenant, les cassages d’ambiances n’y sont que des avant-goûts. Il s’agit d’introduire le cœur subtil de l’équation Sup. Les titres centraux quant à eux développent les facettes dansantes, sinistres et gênantes dans leurs plus beaux attributs. La voix death implacable ar-ti-cu-le son texte sans se préoccuper de ce ‘qu’il’ entoure. Elle reste à jamais indestructible. On ne l’arrête pas dans sa course effrénée. Elle se pose sur une musicalité des plus froide. De grosses basses puissantes côtoient en permanence des solos interminables et aigus. Les ambiances créées les unes par les autres se détruisent sans cesse avant de se laisser leur temps de parole. Le sentiment que quelque chose de peu réjouissant a lieu nous choque car il est exclusivement rattaché à une litanie catchy qui donne une envie irrépressible de gesticuler ridiculement. Les ruptures ne créaient pas de somnolence chez l’auditeur puisqu’elles gardent toujours une fluidité toute cohérente. De brusques changements dans un riff entraînant établissant avec le mélomane une bonne connivence, dérangent au plus haut point et suscite l’intérêt le plus primordiale. Il faut rester attentif à toutes ces nuances, elles sont parfois subtiles, parfois énormes mais indissociables de la mélodie principale. La rythmique possède une sonorité nette, sans artifice. Ni chaleureuse ni violente, elle est purement froide. Sa capacité à suivre les guitares constitue déjà une admiration en elle-même, heureusement elle ne se contente pas de cela. Ses jeux de cymbales sont d’une incroyable variété. De ce batteur émane l’Inspiration. Il sait tout faire. Lent et complexe, rapide et virtuose. Tout est là. Chapeau ! Un long discours ne vaut pas un bon geste : Des douilles tombent bruyamment au sol. La voix commence tout bas. Un solo glacial et dépressif démarre. La voix s’emporte et les basses la suivent. Le solo continue et varie légèrement. Il devient aérien à côtoyer le peuple migrateur. Les basses se font plus douces, la voix continue et le solo achève ce dernier titre de l’album. Le concept de l’album sera à l’instar de sa musique plus simple à saisir. La pochette représente une femme enceinte quasiment nue. Il existe une explication évidente : le titre, ‘Incubation’. Développons, étiolons, étoffons. Un ancien album de Supuration se dénomme ‘The Cube’. Suite à son enregistrement des parties de guitares n’ont pas étées retenues. Le groupe a trouvé cela navrant, jugeant peut être que ses dons devaient profiter à la terre entière. Il fut très inspiré puisque ces riffs sont la base de ‘Incubation’, notre album. Ni violent ni doux. Froid et coupant. Supuration n’est pas à mettre entre toutes les oreilles. Assurément unique, ce groupe n’en fini pas d’étonner ses fans ; d’abord financièrement. Leurs albums vieillissent bien et nécessite un nombre incalculable d’écoute avant d’être domptés. L’intérêt à long terme les caractérisent donc de même que la froideur. Je n’ai plus grand chose à ajouter qui puisse vous intéresser… Donc bah… Au revoir ? … Que j’aille ? Manger ? Ah ! Crever, tu veux dire ?


Tracklist :
1.The confusion (november)
2.The old mirror (dember)
3.Incubation (january)
4.The nameless boy (february)
5.Witness 3x3x3 (march)
6.The father's gun (april)
7.Vertigo (may)
8.The cocoon sphere (june)
9.The biological clock (july)
 

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