Les acteurs de l'ombre

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Novembers Doom - The Pale Haunt Departure

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Novembers Doom est sans nul doute le concurrent d’Opeth sur les terres du nouveau continent. Cette formation américaine qui a toujours vécu plutot dans l’ombre de la bande à Akerfeldt semble vouloir se transfigurer avec force sur de plus hautes sphères de notoriété. En effet selon les dires de quelques vendeurs metal, Welcome To The Fade (chroniqué dans ses pages) comme les autres opus se sont très peu vendus en France eu égard à l’ancienneté du groupe (fondé en 1989 – 1992, date de la première réalisation). Leur nouveau label The End Records est plus que jamais déterminé à elever très haut Novembers Doom ! Jugez plutôt : ce dernier album a été mixé par la légende Dan Swano et masterisé par une autre légende James Murphy (soliste de Death entre autres sur Spiritual Healing). De plus, The End Records place une grosse campagne de publicité sur le groupe avec en plus une tournée aux USA et une édition Deluxe de l’album. L’édition classique proposant déjà un design superbe. La question est donc : quel est donc le résultat de tous ces atous promotionels et musicaux ? The Pale Haunt Departure n’est pas à proprement parler un changement stylistique pour les américains. Ils ont toujours été fidèles à leur death doom tout au long de leur discographie. Ici pourtant les arrangements ont été soigneusement travaillés ce qui faisait un peu défaut au groupe auparavant avec un Welcome The Fade un peu ennuyant sur la longueur. Les parties acoustiques sont très mélodieuses comme par exemple Autumn Reflexion avec de belles émotions mélancoliques et nostalgiques véhiculées. La très courte introduction dark ambient du morceau éponyme est très réussie. La production comme on pouvait s’en douter est quasi parfaite, elle a du corps et n’est pas clinique. Soulignons que l’atout majeur est la hausse qualitative que les musiciens ont su insuffler à leurs compositions. On est ici face à des compositions plus acérées et inspirées que sur un Welcome To The Fade par exemple. L’ensemble de la musique se veut plus death qu’auparavant comme en témoigne un morceau éponyme très puissant. Les vocaux de Paul Kuhr sont mieux placés aussi avec une belle puissance gutturale et des fixations sur certains mots qui confèrent à l’ensemble quelque chose de très carré, de très maîtrisé. Donc, Novembers Doom se veut plus death sur la majorité des titres mais aussi plus acoustique et folk sur d’autres. Deux directions semble t-il très éloignées mais qui se retrouvent très bien sur l’ensemble de l’album comme les vocaux claires s’accomodent très bien du chant guttural puissant. Au total, Puissance et Subtilité ici sont les deux atouts maîtres. Il y a aussi quelque chose de très carré et roboratif sur les parties death qui en étant atmosphériques le plus souvent présentent une belle musicalité. Novembers Doom tient là sans nul doute L’Album qui va leur permettre enfin de concurrencer sérieusement Opeth car il a la valeur de faire penser à la fois à Anathema (première période), Paradise Lost (époque Gothic) Edge Of Sanity, Katatonia (époque Brave Murder Day). La puissance du death, la mélancolie du dark et du folk pour une réussite qui pourra plaire à des fans venant de multiples horizons.


Tracklist :
1. The Pale Haunt Departure 05:44
2. Swallowed By the Moon 05:57
3. Autumn Reflection 06:06
4. Dark World Burden 06:09
5. In the Absence of Grace 08:09
6. The Dead Leaf Echo 07:30
7. Through a Child's Eyes 05:32
8. Collapse of the Falling Throe 06:36
 

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