Les acteurs de l'ombre

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06/04/2012 - Chaulnes metal fest

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Pas le temps de vraiment chômer après une journée de travail bien remplie, ainsi nous prenons aussitôt la route en direction du Chaulnes Fest ayant lieu dans la Somme. Pour cette édition le format à été revu en débutant le vendredi à 19h pour se terminer le samedi soir. Ce n’est pas moins de quinze groupes que l’affiche propose dont les têtes sont Tankard, Hail of bullets, Benighted et Vader. Le festival met majoritairement à l’honneur la musique couillu qui devrait ravir un public death/trasth. L’heure du glas à sonné !

 


HYPER DUMP

Très peu de monde est arrivé du côté de la Picardie, le festival commence timidement et très sagement avec une population plus que très clair semé. C’est devant ce paysage qu’Hyper Dump ouvre le bal. Le groupe propose depuis 2007 un metal aux multiples influences allant du hard-core, heavy et indus. Un grand melting-pot que l’on peut écouter sur leur album « Rational Pain ».
Hyper Dump délivre un metal sonnant assez moderne en raison des choix de leur diversité musicale et influences. Les riffs et mélodies sont globalement accrocheurs mais ne se portent pas sur le public. L’exécution des morceaux est propre, carré mais ceux-ci ne recèlent pas davantage de sensations à nos oreilles. La base rythmique lourde est suffisamment variée pour être apprécié. Le groupe ne se ménage pas sur scène et fait preuve d’une bonne énergie, toutefois les gens écoutent sans broncher. Pas facile d’ouvrir devant une poignée de soldats au garde à vous… Le groupe dégage une grosse envie de séduire et d’assurer un show de qualité. Les plans classiques finissent toujours par reprendre l’ascendant sur l’originalité attendue. Un groupe avec un potentiel mais qui demande à grandir.
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DECLINE OF HUMANITY

C’est au tour des amiénois de Decline of humanity d’écrire le deuxième chapitre. Après plus de dix ans d’existence et de dizaines de concerts a permis aux musiciens de se taillés une solide réputation auprès du public. Le temps de la maturité et de la stabilité au sein du line-up leur permet aujourd’hui de présenter le premier album « Allegiance to blastery ».  
Nous découvrons un combo envoyant du gros son et assez chargé instrumentalement. On est assez surpris par une telle lourdeur à ce moment du festival. On progresse en agressivité mais aussi en efficacité. Les morceaux sont bien construits et bénéficient d’une mise en place plutôt bien pensée. L’accroche se fait assez naturellement par cette agression et teneur. Le chanteur en appelle beaucoup au public avec toujours un répondant favorable en face. Le pilier semble être le batteur car ces breaks et relancent dynamitent vraiment les titres. Nous regrettons les balances laissent parfois le chanteur en retrait. Le public se chauffe petit à petit au rythme soutenu du hardcore/trasth/death. De manière générale, Decline of humanity envoie une bonne dose de violence sur scène. Le travail proposé est satisfaisant ce qui conduit le groupe à rencontré un bon succès sur place.
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ASHURA

Le nom du groupe nous éveille des souvenirs mémorables du côté d’Amiens à « La lune des pirates » en 2005. Le changement de line-up ainsi que l’orientation musicale conduisent Ashura sur les voix du hard-core/death. Le dernier album en date du groupe est « Legacy of hatred » sorti en 2007.
Le combo arrive à 22h15 devant un public bien distant mais finissant par se rapprocher. Le début est marqué par une longue partie instrumentale montant en puissance. La batterie et la guitare se font entendre pendant deux minutes, la voix s’en suit juste après. Ashura à toujours cette lourdeur et ce rythme mi-tempo. Le renfort d’une deuxième guitare aurait été le bienvenu pour supplanter la salle et ajouter une profondeur supplémentaire. La force du groupe réside dans une mise en place sans faille et structurée. Les titres sont propres et sans bavures. L’intensité navigue toujours dans cette constance forte mais sans saveur particulière. Sans être déçu, le groupe est bon mais n’ouvre pas les portes de l’extase musicale de jadis. La voix est quant à elle de bonne facture, racée et rageuse. Toutefois elle est trop rare pour vraiment être dans les bonnes proportions. Le public écoute mais ne bouge pas. La reprise de Sépultura « Inner Self » provoque une réaction plus marquée sans être pour autant une révolution. Ashura délivre un bon set mais manque un élément dans les titres, peut-être plus de rythme…
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TANKARD

Lorsque l’on parle de trasth metal, rapidement viennent les noms de Slayer et Sepultura et pourtant les redoutables allemands de Tankard sont là depuis 1982 ! Encore un monument du style incontournable de cette scéne. En trente ans de carrière les joyeux lurons ont sorti quinze albums dont le dernier est « TBA ». Levons nos bières à cette longévité !  
La tête d’affiche de la soirée arrive après une longue attente. C’est un public nombreux qui s’est mobilisé pour assister au show de Tankard. Armé de Gobelets et autres spiritueux, cet dans cet esprit festif que le public accompagne dignement ce trasth old-schoolique ! La musique prend vite aux tripes grâce au coté décalé et aux titres taillés pour le head-banging. Le chanteur munit d’une bière partage celle-ci avec un convive du public, quoi de plus normal lorsqu’on a une réputation à défendre. L’humour fait aussi parti de la recette de Tankard, Gerre demande au public s’ils sont fans de Bon Jovi, la réponse est soulignée par une manifestation plus que hostile ! De cette manière, il introduit « Slipping from reality ». Le sieur est en grande forme et n’arrête pas de parcourir la scène de long en large et d’encourager le public. A lui tout seul il assure une grosse partie du spectacle, un vrai phénomène ! Il est juste spontané, délirant et excellent au final. La chanson « Stay Thirsty » embrase le public dans la folie. Dans toute cette légèreté, les allemands n’oublient pas de  nous submerger de riffs affutés toujours prêts à bondir, le tout avec une rigueur exemplaire. Les pogos sont quasi-permanent pendant tout le set dans un état d’esprit de franche camaraderie ! La satisfaction reste intacte bien que cela soit la deuxième fois que nous assistons à un de leur concert. L’ambiance est à son apogée lorsque survient un problème technique interrompant la frénésie pendant plusieurs minutes. Le chanteur revient sur un ton humoristique en annonçant qu’ils sont un groupe de black puis de death, un ton sarcastique pour introduire « Die with a bier in your hand ». Sur le même ton il annonce que titre suivant va être très lent car ils sont vieux, heuheu pas s’y sure avec « Rectifier », une claque pour l’auditoire. Gerre disparaît de la scène tout en continuant de chanter, il se retrouve dans le salle entrain de se balader à travers le public. Le set se termine sur l’introduction de « Empty Tankard ».
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