PDA

Voir la version complète : Marduk + Unleashed + Vreid - Le 07/12/2007 à La Loco


gozmul
24/12/2007, 18h20
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/detail.asp?rbConcert=1&rnNumero=244

http://www.lesacteursdelombre.com/images/Ombres/festival/flyers/244.jpg

Introduction
Jamais l’expression « c’est pas tous les jours dimanche » n’aura eu autant de sens qu’aujourd’hui, tant il est vrai qu’il y a dans le simple fait de voir Marduk se produire en tête d’affiche à l’Elysée Montmartre un petit je ne sais quoi d’évènementiel.

Depuis le temps, les suédois font presque partie des meubles parisiens maintenant, à ceci près qu’on était plus habitué à les voir prendre la poussière à la loco plutôt qu’ailleurs, une loco que le groupe a eu d’ailleurs toutes les peines du monde à remplir lors de son dernier passage dans la capitale.

De fait, relégué ainsi au sous sol faute d avoir suscité une affluence maximale, on imagine difficilement la formation suédoise, même accompagnée d’Unleashed, réussir cette fois à remplir un Elysée supérieur à la locomotive en capacité d’accueil.

Aucun miracle ne se produira effectivement, puisque arrivé sur place, le constat est prévisible et la salle est en configuration réduite, quand bien même le taux de fréquentation s’avère tout de même nettement plus satisfaisant que la dernière fois.

Aucune miracle en matière d’horaire aussi, puisque pour ne pas changer c’est encore le bordel total avec une heure d’ouverture officieuse qui n’a absolument rien à voir avec l’heure d’ouverture officielle, et à moins d’être arrivé en avance bon nombre d’entre nous ont du rater Vreid.

Dont votre serviteur.

L’avantage avec l’Elysée Montmartre, c’est qu’on est pas loin de Pigalle, donc à défaut d’avoir pu voir Vreid, je pourrais au moins m’offrir un joli pot de vaseline pour compenser.

Marduk (Black metal)
Surtout qu’en voyant le backdrop de Marduk décorer funèbrement l’arrière scène, bête et discipliné que je suis j’en conclus que j’ai raté aussi Unleashed, qui était supposé se produire avant, et là je me dit que ce n’est plus d’un pot dont j’aurais besoin, mais carrément d’une citerne de vaseline.

Une petite partie de l’auditoire a visiblement tiré les mêmes conclusions, et met un certain temps à se rendre compte que les messieurs en train de prendre place devant eux alors qu’ils hurlent vigoureusement » UUUUNNNNNLLLEEEASSSSHHEEEDDDD » sont en fait les membres de Marduk.

Spoliés de la sorte, les malheureuses victimes battent en retraite d’un air contrarié pour se rabattre sur le bar, mais la majorité du public elle, ne bouge pas, acclamant déjà Morgan et ses petits copains qui jouent la carte de la sobriété scénique, avec une tenue tout ce qu’il y a de plus normale, ayant pour seul apparat black metal le minimum cosmétique syndical.

Les bougres n’ont par contre pas lésinés sur le son et ça s’entend, même si selon l’endroit où l’on se tient dans la salle, le rendu est plus ou moins aléatoire. Mais où qu’on soit, dès le début on comprend tout de suite avec «The levelling dust » qu’on va de toutes façons s’en prendre plein la tronche.
La dernière fois que j’avais vu le groupe, c’était pour la première sortie de Mortuus qui remplaçait fraîchement un Legion devenu peut-être un peu trop bisounours sur les bords, à force de balancer des « I love you, you’re great » a tour de bras comme si il était un membre des World’s apart. Entre les morceaux le nouveau frontman affichait un mutisme de glace tout ce qu’il y a de plus black metal, mais quand même un peu chiant au bout d’un moment, faut le reconnaître.

Ce soir il a retrouvé l’usage de la parole, et après que la fosse se soit faite baptisée au napalm sur « Baptism by fire », il semble même dans d’étrangement bonnes dispositions comme il le montre en nous annonçant presque jovialement « Still fuckin dead » qui suit juste derrière. Après, c’est pas non plus la teuf, surtout quand ça enchaîne avec un « With Satan and victorious weapons » qui donne plutôt envie d’aller casser du chrétien à la chaîne, mais « Imago mortis » qui s’en suit avec son début un peu rock et groovy, donnerait lui presque envie de taper du pied.

Marduk qui fait dans le social reste quand même Marduk et ne fait par contre toujours pas dans la délicatesse, comme le prouve « Beast of prey » et son début en chant saturé sur fond de marche militaire, alors que le classique « Those of the unlight » et sa basse fugitive nous rappelle qu’en son temps le groupe n’était pas une figure de proue de l’extrême pour rien.

Si tant est que ma mémoire ne me fasse point trop défaut on aura droit dans la foulée à « Beyond the grace of god », Materialized in stone », « The hangman of prague », un « Wolves » dédicacé avec un amour mortuaire par le chanteur à son public, « Limbs of worship » et surtout pour terminer, la salve finale qui terrassera tout le monde sur l’explosif « Panzer division Marduk ».

http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/1/thumb/17.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/1/thumb/4.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/1/thumb/5.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/1/thumb/27.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/1/thumb/25.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/1/thumb/28.jpg
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/photos.asp?rnNumero=244&rbConcert=1&rnGroupe=1

Unleashed (Death Metal)
Une fois le maquillage des suédois obusiers et leur set écoulé, c’est donc bel et bien Unleashed qui leur succède, et monte cette fois sur scène pour assurer la tête d’affiche. Comme à son habitude c’est d’un « Welcome warriors » messianique que le maître de cérémonie métallique accueille ses troupes, et c’est sur « Blood of lies » qu’il donnera le signal des hostilités pour entrer en guerre.

Les fans s’enrôlent de bonne grâce et partent en campagne vaillamment avec Englund et les siens, qui ferraillent en faisant preuve d’ardeur à défaut d’originalité. Le death d’Unleashed a du mal à réveiller le guerrier qui sommeille en moi je dois dire, mais quand le jovial frontman se réjouit de revenir à Paris au moins une fois par an avant d’annoncer paradoxalement un « Never ending hate » dont le titre ne prête pourtant pas à rire, on est facilement conquis.

Les hymnes fédérateurs s’enchaînent entre « I don’t want to be born », « In defeat or victory », l’éponyme « Mindwinterblot » et son hommage à la tradition du solstice, un « Winterland » réclamé à corps et à cris par des partisans en liesse, « Victims of war » et son intro au piano gentillette, « Into glory ride », « Destruction of the race of men », « To asgard we fly » et sûrement quelques autres qui m’auront échappé dans le feu de (l’in)action.

En même temps, c’est déjà bien que je me souvienne de tout ça, surtout qu’Unleashed c’est sympa mais si les morceaux n’avaient pas tous un nom et des paroles différentes, on pourrait facilement les confondre. De là dire que le groupe joue toujours un peu la même chose, ce serait désobligeant, quand bien même la vérité oblige rarement, et on préférera ne garder le souvenir que d’un rappel qui efface tout le reste, avec « Before the creation of time » et surtout l’irrésistible « Death metal victory », chanson metal à fredonner sous la douche par excellence.

http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/2/thumb/26.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/2/thumb/14.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/2/thumb/22.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/2/thumb/16.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/2/thumb/9.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/2/thumb/25.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/244/2/thumb/1.jpg
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/photos.asp?rnNumero=244&rbConcert=1&rnGroupe=2

Conclusion
Si l’on excepte l’inévitable douche post concert pour tout ceux qui auront payé de leur personne dans la fosse en plus de mettre la main au porte monnaie, la seule douche de la soirée pour moi aura été d’un froid aussi glacial que la température extérieure, refroidi que je fus par les horaires de l’Elysée, qui une fois encore aura contribué grandement à donner un bon coup de fouet au marché de la vaseline.

Report by BHC
Pix by Gozmul