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Voir la version complète : Apocalyptica + Lacrimas profundere - Le 29/11/2007 Au Bataclan


gozmul
17/12/2007, 20h19
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/detail.asp?rbConcert=1&rnNumero=242

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Introduction
Apocalyptica, un groupe qui fait office d’extraterrestre dans le paysage de la musique métal et aussi classique. Mais qui ne connait pas le célèbre quatuor finlandais réalisant des reprises connues de Metallica ou de Sepultura ainsi que des compositions de leur propres jus. Ce même quatuor (ou trio avec ou sans leur batteur) qui a enflammé l’Eurovision, malgré les commentaires complètement azimutés de notre Lepers national, une fois passées les prestations … euh disons gentiment différentes des candidats de l’année. Pour ma part cela m'a bien fait poiler ou fuir c’est suivant les dommages occasionnés sur mon neurone.

Ce soir donc Apocalyptica affiche complet au Bataclan pour une tournée européenne. Cela se traduit concrètement par une énorme file dépassant les 200 mètres au bas mot et présentant un panel divers et varies de spectateurs allant du fan/groupie bête au couples âgées venant admirer les phénomènes venu du Nord.

Une fois retrouvées ma succube et Lady Lilith, fine fleurs des groupies bavantes et écumantes devant nos finlandais, nous nous immisçons dans l’immense file pour nous retrouver passer quelques longue minutes de négociations avec l’organisation de la soirée. La raison du blocage serait celle-ci :

_Ah non les photos ce ne sera que pour les beaux gosses violoncellistes !

Heureusement dès les premières notes du groupe d’ouverture, ici Lacrimas Profundere pour toutes les dates de cette fin d’année, les précieux sésames nous sont remis et j’abandonne lâchement mes chères courtisanes pour me précipiter aux premiers rangs afin de prendre mes clichés.

Lacrimas Profundere (Glam / Gothique)
Tout d’abord je tiens à préciser que les styles de musiques que j’affectionne vont du Classique au Brutal-Death mais bizarrement sans passer par les cases Goth, Doom, et Rock Gothique. Alors disons le de suite Lacrimas Profundere et votre serviteur cela fait ben … euh ?! Voyons voir … oui. Un Gros 2 !

Je découvre, délivrée par les cinq membres du groupe, une prestation plutôt calme et morne dans l’ensemble, aidée en cela par des lights à dominances sombres, bleues et violettes la plupart des morceaux ; Pourtant le son est clair, sans être exceptionnel, mais cela n’a pas eu l’air de trop réveiller le public précédemment engourdis par l’attente humide à l’extérieur.

Durant le concert nous avons droits a une majorité de morceaux tirés des deux derniers albums du groupe globalement empreint d’une certaine monotonie. D’ailleurs du groupe d’origine il ne reste apparemment que le chanteur qui caresse délicatement son micro tout du long et susurre d’une voie assez molle les chansons de son répertoire. Les guitaristes ne sont pas très énervés et celui portant une casquette est à fond dans son trip d’être complètement caché dans les ombres : pas moyen de faire une photo correcte de l’énergumène.

Mention spéciale, s’il vous plait, au batteur sorte d’éleveur de bovins texan qui affiche en permanence un sourire rayonnant tous en équarrissant avec professionnalisme ses futs. Ah il y a au moins un bucheron dans le groupe cela fais bien plaisir à l’amateur de bourrinisme débridé que je suis.
A la moitié du set je quitte la fosse pour rejoindre les demoiselles perdues dans la foule. Pendant mes recherches infructueuses, la faute aux lumières tenues voire inexistantes à certain moment et la masse de spectateurs, je constate que ces derniers sont dans l’ensemble plongés dans la torpeur. D’ailleurs le reste du concert de Lacrimas Profundere ne me laisse absolument aucuns souvenirs. Cela ne m’a pas semblé bien original bien que les artisans maitrisent leurs ouvrages cela fus loin d’être un chef d’œuvre.

Renseignement pris, passé la fin, ma douce et folle m’indique que le leader du groupe revendique ses influences de 69 Eyes et Sisters Of Mercy, mais comme elle me le fait remarquer à la façon d’un vieil éleveur charentais :
»De mon temps on savait faire de la vraie musique gothique. Maintenant le goût du jour c’est plus que du bouillon de vieille poule »
Chacun pensera ce qu’il veut, moi je préfère mille fois la musique provenant d’un abattoir, de préférence archaïque.:wink:

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Apocalyptica (Violoncelle métallique)
Pendant l’entracte, ou le réveil suivant les personnes, je retrouve ma dulcinée et on se hâte d’obtenir un hoodie au design extrêmement soignée du tout récent album des finlandais, assez évocateur de la parfaite alchimie entre le Classique et le Heavy-metal opèré par le groupe depuis plus d’une décennie.

Les achats fais je me précipite dans le mouvement de foule précédent le set d’Apocalytica, véritable compression de personnel désireux de se rapprocher de ses idoles. Je comprends parfaitement cet engouement étant donné que le concert joué en novembre 2005 à l’Elysée Montmartre fut une sacré tuerie à mon humble avis.

En louvoyant, discutant et négociant dans cette masse, j’arrive à persuader un jeunot, sorte de grand duduche de me céder sa place pour me permettre de mitrailler allégrement le début du show. Je me sent quand même presque aussi coincée et collé que dans les cinq premiers rangs à un concert d’Iron Maiden, les violents mouvements tectoniques et les centaines de barre de pression en moins, soyons juste.

Donc la tout va bien, ma position est idéale, l’appareil photos est préchauffé à souhait, le doigt actionnant le déclencheur frétille, le concert peut avoir lieu. Il faut dire qu’un concert d’Apocalyptica, j’adore. Ce mariage parfait entre Classique et Métal et surtout débarrassé des parties chantés de leurs singles (Eicca le leader aurait d’ailleurs déclaré : » Je ne comprends absolument pas comment on peut écrire des paroles. C'est définitivement une zone d'ombre pour moi ») c’est pour moi une pure overdose de beauté acoustique, un gros shoot de bonheur symphonique et sans bad trip Mr l’officier.

Comme à tous leur concert, sont disposés sur la scène des grands sièges en métal forgé représentant un mélange, ici lugubre a souhait, entre un crane et l’instrument de la soirée : le violoncelle. Dans le fond une toile géante reproduit le dessin du dernier album en date au dessus de la batterie.

Alors que la foule trépigne, les éclairages s’estompent. Les virtuoses de l’archer s’approchent !

Et là je vais tenter de raconter l’euphorie et le bonheur d’un set presque parfait du début à la fin. Bon j’ai dit presque car le son de la batterie et les graves sont trop saturé en début de concert ce qui gâche un peu les mélodies.

Sur le premier morceau le groupe composé d’Eicca le blond, leader et compositeur, Perttu le sex-symbol, génial membre à vie de l'Orchestre philharmonique d'Helsinki, déclencheur d’hurlements de jouissance parmi les demoiselles présentes, Pavlo, le brun massif, Antero « Mr Cool » stoïque, parfait de calme et de maitrise et Mikko le batteur, véritable diable a ressort, s’installent et nous régalent du morceau éponyme de leur dernier album « World Collide »

Au morceau suivant la folie s’empare du public. C’est en effet sur du Sepultura « Refuse/Resist » que la foule s’enflamme littéralement. A partir de là c’est un festival de maitrise que nous offre les finlandais. Passant par les classiques de Metallica « Fight Fire With Fire « à leurs propres compositions « Grace », « Last Hope » j’assiste a une déflagration de décibels, portée par des lights superbe s’alliant parfaitement aux morceaux joués.

Mis a part Mr Cool les autres sont survoltés et headbanguent comme des forcenés sur leurs instruments, prennent la pose, surtout Perttu exhibant pour le bonheur de ces dames son torse tout au long du concert et Mikko qui a « la banane » tout en gesticulant de façon surexcitée au dessus de ses toms.

Au milieu du set je redonne sa place au grand duduche pour tester d’autres angles de vues. Il est dur de s’extirper d’un tas aussi compact de fans euphoriques. J’assiste ainsi sur le morceau « Betrayal » a une préparation complice entre les deux front men Eicca , Perttu et le batteur prélude à une explosion symphonique qui secoue la fosse. Ce morceau déclenche une furieuse envie de se jeter sur son voisin et de participer à la fête.

La salle répond aussi présente sur les refrains des grands classiques que sont « Nothing Else Matter » et « Seek And Destroy »

Je file au 1er étage du bataclan et j’observe que le public du balcon joui quand a lui religieusement du spectacle lors de « Bittersweet » (tellement plus agréable sans les voix des albums). Je profite de la vue plongeante pour quelques clichés supplémentaires et satisfait rejoins les deux groupies. Elles sont postées à l’écart, leurs langues humectant le plancher de la salle tout en dévorant des yeux de torse découvert ou le bas du dos de Perttu. No comment !

Le set se termine par « Hall of The Mountain King », un crescendo frénétique ahurissant à voir jouer sur des violoncelles et «Enter Sandman » pour finir.

Sitôt les Finlandais disparus de la scène la foule hurle son désir d’en vouloir encore plus de cette exhibition magistrale. Ses vœux sont vite exauces et le couvert est remis avec le single « Life Burns » avec Pavlo qui pousse le public à chanter le refrain ou du moins juste le titre pour les plus feignant.
Suis « Inquisition Symphony » ou Antero remplace son violoncelle par un nouveau doté d’effets pyrotechnique : en forme de crane le haut de l’instrument dégage une fumée orangée évoquant les flammes d’un bucher… Enfin d’après le script j’imagine. Au moins avec les deux sourires qu’il a du concéder durant tout le concert il faut bien que Mr Cool participe un peu plus aux réjouissances. On voit aussi durant ce morceau une tape sur les fesses d’Eicca. C’est exprès pour vous mesdemoiselles que ces petits jeux entres males virils ont lieux j’imagine.

Enfin les quatre violoncellistes reprennent leurs places sur leurs sièges et clôturent la soirée de la même façon qu’ils l’ont commencée par un morceau calme et posé « Seeman » devant un public comblé.

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Conclusion
Bon ce soir encore Apocalyptica a mis le feu à une salle parisienne, qui devient de plus en plus grande à chaque fois. Et il se trouve que le prochain concert sera joué dés mars à l’Olympia !
A quand le Palais Omnisport Paris Bercy ?
Mais où ces Finlandais s’arrêterons t-ils ?
Y aura-t-il des groupes d’ouverture capables de chauffer la salle aussi bien qu’eux ?
Est-ce que Perttu fera enfin un strip-show intégral pour ses groupies hurlantes ?
La suite au prochain épisode Paris le 6 mars 2008 .


Report & Pix by Gozmul

Rusalka
17/12/2007, 21h26
Le texte fait presque regretter de ne point y avoir assisté.
Et pourtant, et je risque de me faire taper dessus, j'ai jamais accroché avec Apocalyptica. Ca me fait à peu de choses près le même effet qu'andré Rieu. :freya:

Divine Freya
17/12/2007, 21h52
Bon, moi je les ai vus à Lyon, complet aussi.

Grosse déception pour Lacrimas Profundere... Je les avais vus en 2005 en festival, c'était génial!!
Lilith a oublié de te préciser que le chanteur a changé récemment, ce n'est plus le frère du gratteux! Et ils se sont bien gardé de s'en vanter!! En effet, ils ont perdu un chanteur super classe avec un grand charisme pour récolter une espèce d'émo, tout éfféminé qui ressemble à rien et qu'on entend pas :cry:

Quand à Apocalyptica, je ne connaissais pas du tout, que de réputation du moins, mais faut dire que c'est à voir au moins une fois!!:icon_metal:

Et Lilith.... Elles sont pas belles mes photos avec eux sur mon Myspace???? :icon_fuck::icon_love:

gozmul
17/12/2007, 21h57
En effet, ils ont perdu un chanteur super classe avec un grand charisme pour récolter une espèce d'émo, tout éfféminé qui ressemble à rien et qu'on entend pas :cry:


Merci pour les précisions :icon_mdr:
Donc si je comprends bien il n'y plus que le nom du groupe d'origine? :-o

Divine Freya
17/12/2007, 22h02
Ben en fait, le guitariste qui a les cheveux longs châtains et les yeux bleux (le playboy du groupe, parce que les autres beurk) est un des fondateurs. Son frère était au chant.

Les autres, pour tout dire, j'ai pas reconnu leurs tronches et j'ai pas eu d'infos sur eux...:freya:

Lilith79
18/12/2007, 13h27
Et Lilith.... Elles sont pas belles mes photos avec eux sur mon Myspace????

non non non, je te réagirai pas à cette provocation trop facile... hum....

AAAARRRRGGGGGGGGGHHHH

ben je m'en fous, car dimanche j'ai parlé au chanteur de Lacrimosa, la la lèèère... Ai même fait une photo avec lui.

Bon bon bon, mais il tombe à pic ce topic ! ne pourrais-je y mettre ici mon report fait de ma jolie main qui a pas pu s'ouvrir chez Gozmul à cause d'un PB A LA CON avec VISTA (conversion d'un pc à l'autre...) j'utilise Vista sur mon pc portable tout neuf (logique), donc...
et dites-moi aussi que je pourrai le mettre sur le site, svp, svp...
tout cela bien sur une fois rendre chez mes parents ou je vais en rendre en vacances avec donc mon nouvel ami le pc portable neuf fonctionnant avec ce Windows Vista a LA CON !!!
(ben oui, à Paris je n'ai pas de connexion Internet chez moi, je vis à l'age de pierre).
Et à mon boulot où je surfe facilement sur le web, ben... nos pcs n'acceptent pas les clés USB, si si je vous jure...

Bon, je vais me pendre et je reviens.

Pzf
20/12/2007, 14h28
Lilith, surtout, ne te loupe pas! :D

Divine Freya
23/12/2007, 21h48
Et Lilith, attends un peu, je te connais même pas "en Vrai"!! Et puis faut qu'on fasse les groupies toutes les 2 hein!!!:icon_e_biggrin:

Et puis t'as vu Tilo :icon_boude:
Je savais que je devais aller au Cernunnos moi!!:freya:

Lilith79
24/12/2007, 15h04
Hell-Oo
je sais pas faire les noeuds coulants alors oui je me suis loupée.
Et puis la vie est belle, c'est Nowel, et puis OUI j'ai vu TILOOOOOOOOoooooo
Et puis mon pb avec Vista n'en était pas un en fait, grâce à mon ptit frère c'est résolu. Heureusement que les jeunes sont là pour aider les vieux :p
et puis voici mon report apocalyptique dans le message suivant ^^

Lilith79
24/12/2007, 15h06
Live –report Lacrimas Profundere / Apocalyptica

C’est par cette fin de journée pluvieuse du 29 novembre que j’ai eu le privilège de revoir, pour la troisième fois, ce groupe de violoncellistes finlandais que j’aime particulièrement : Apocalyptica. Ils étaient pour l’occasion de ce concert au Bataclan accompagnés par Lacrimas Profundere. La surprise a été agréable : je ne savais pas du tout qui était en première partie avant d’entrer dans la salle !
Donc, cette morose et humide soirée d’automne avant juste de quoi vous mettre dans un mood gotheux et mélancolique, parfait pour savourer cette soirée. La file de gens vêtus de sombres atours (pour la plupart) est assez conséquente, et nous nous disons, moi et l’ami Gozmul que je retrouve près de l’entrée, que la salle va être bien remplie.
Une fois entrés dans le Bataclan, nous patientons dans le hall le temps d’avoir nos accreds délivrées, et c’est là que je constate avec un grand plaisir que ce sont leurs compatriotes de Lacrimas Profundere qui ouvriront le bal. Munis ensuite de nos précieux sésames, nous franchissons les portes de la salle, juste quand résonnent les premières notes de « My Velvet Little Darkness »…

LACRIMAS PROFUNDERE
Je les découvrais pour la première fois sur scène, ne les connaissant jusque-là que sur album avec le très beau « Filthy Notes For Frozen Hearts » que j’ai la joie de posséder dans ma discothèque. Sales notes pour des cœurs glacés… si mon petit palpitant de gothique se glace effectivement de plaisir à l’écoute de leurs belles et sombres paroles, je ne trouve guère leur accords sales ^^… La beauté des compositions sur l’album rend très bien en live. Nos six compères investissent la scène dans un halo de lumière bleue et rose, puis dorée, lumière le plus souvent baignée d’un effet de brouillard : un écrin cotonneux qui sied parfaitement à l’univers de nos musiciens. De toute évidence, les atmosphères baignées d’une brume mélancolique correspondent à leur travail, même quelqu’un ne connaissant pas leur musique et leurs textes au préalable le sent très vite… Moi j’ai en tête la cover de leur cd, silhouette noire sous un parapluie, pluie battante sur un fond grisâtre, délicates arabesques… Ils annoncent en quelques sortes la couleur sur leur pochette, là ce soir sur scène ils montrent avec talent leur univers sombre et élégant. Leur son est très bon et les effets atmosphériques bien rendus.
Ils commencent donc avec «My Velvet Little Darkness » et « Again It’s Over », et pour ceux qui connaissent leur album vous remarquerez que ce sont ces deux titres là qui ouvrent aussi le cd. Il faut dire que le premier titre fait une parfaite ouverture avec cette belle intro rythmée, et tout de suite on est charmés par cette voix si profonde et grave, froide et suave de Christopher qui nous chante une histoire d’amour blessante et compliquée, un amour tissé de froideur, créant le manque et l’incompréhension, d’une triste beauté… Le titre suivant est beaucoup plus rythmé, fait transparaître moins de mélancolie, un peu plus de rage et d’espoir illustrés par les énergiques riffs de guitare des refrains… Après le troisième titre « To Love Her on Kness » (et là on ne suit plus l’ordre le l’album !) le chanteur salue le public. Après quelques mots il demande s’il y a des filles dans la salle, bien sûr les demoiselles font entendre leur présence ravie… moi je ne dis rien, trop occupée à gribouiller des notes dans une obscurité bien peu pratique pour ce genre d’exercice. D’ailleurs j’aurai bien du mal à relire certaines des dites notes ensuite, mais qu’importe ma mémoire me file un coup de main ! Christopher annonce donc une chanson « about girls », cela dit il en était déjà question plus ou moins dans les chansons précédentes, avec l’amour et tous ses affres compliqués… ah amour quand tu nous tiens ! Et des artistes composant un si bon ‘sad rock’’ en parlent à merveille. Cette chanson ce sera « Amber Girl », et elle ne figure pas sur leur dernier album, mais sur celui de 2004, intitulé « Ave End ». Il en sera de même pour le titre éponyme qui clôturera leur set. Je ne connais hélas pas bien cet album, mais ayant beaucoup apprécié ces titres que j’ai découverts sur scène, j’ai bien l’intention de l’écouter. Cependant, la majeure partie des morceaux interprétés ce soir sont tirés de leur dernier opus, à l’image de « My Mescaline » qui suit … Cette chanson est une ballade imprégnée de douceur, avec quelques passages montant en intensité, et d’autres plus rythmés, et d’autres retombant dans une lenteur mélancolique du chant, avec des notes délicates de guitare. Un joyau sombre, émouvant déjà sur album, encore plus intense sur scène… un titre contrastés qui clôt l’album, qui ici est joué au milieu du set, intégrant un moment plus émouvant encore au cœur du spectacle. Après quoi Christopher marque une pause et dialogue à nouveau avec le public, puis annonce le titre « For Bad Times » tiré de l’album « Fall, I Will Follow » sorti en 2002.
Leur set a donc mis l’accent sur des titres récents (rajoutons « Should » et « Sweet Caroline » qui ont été joués après, tirés du dernier album) ; mais ils ont interprétés aussi des titres un peu plus vieux, afin que l’on ait une palette un peu plus large de leur univers. « One Hope’s Evening » est joué avant les deux derniers titres du set, et il date de 2004…
Leur prestation se déroule donc comme dans un rêve, tout s’enchaîne parfaitement… c’est beau, fluide, bien réglé, on se laisse entraîner dans les sombres méandres de leurs compositions. On laisse un brouillard de mélancolie nous envelopper le cœur, notre âme se perd dans la perception du temps… houlà mais je m’emporte, voilà mes pulsions de gotho-romantique qui envahissent mes lignes, je laisse en fait mes sensations parler… Mais c’est ainsi que je l’ai ressenti. Le groupe a finit, quitte la salle sous de forts applaudissements, et moi je suis encore toute embuée de rêves tristes et beaux. Ah ces goths je vous jure, je suis incurable. Mais retour à la réalité avec mon regard consterné tombant sur les pattes de mouches tartinées au hasard sur mon calepin quand les lumières se rallument. Heureusement, je suis très douée avec les hiéroglyphes et donc ces infos écrites au hasard dans l’obscurité apparaissent clairement… sur votre écran !
Plus qu’a attendre Apocalyptica maintenant…

APOCALYPTICA
Le quatuor se fait désirer une bonne vingtaine de minute, le temps que la salle s’échauffe et scande le nom du groupe. Soucieux de produire un bel effet de scène, ils apparaissent les uns après les autres, armés de leur violoncelle, et ce les lumières éteintes. C’est beau, en effet, de voir leurs silhouettes se profiler dans l’obscurité et prendre chacune place sur scène, sur un fond de vrombissement, de vibrations qui couvrent à peine les clameurs du public ! Doucement, les accords de violoncelle viennent investir l’espace, et le silence se fait, place à leur musique… Les spots se rallument, et c’est parti. Le premier titre joué est « Worlds Collide », tiré de leur nouvel album du même nom. Très vite, la présence de leur nouveau batteur donne le ton, et tous les titres extraits de ce dernier album auront une énergie particulière, avec la puissance de cette batterie.
Si le set de Lacrimas Profundere mettait l’accent sur l’album le plus récent en laissant une petite place aux titres plus anciens, Apocalyptica en revanche équilibrera un peu plus les choses… Certes ils sont là pour nous présenter leur dernier opus, mais il n’en reste pas moins que leurs fans attendent quelques classiques qui ont bâti leur réputation et ils le savent bien. Donc, en deuxième morceau nous aurons droit à l’incontournable « Refuse Resist » et comme à chaque fois, cela fait mouche et la salle trépigne sa joie, se bouscule, chante… Après quoi Eicca prend la parole et salue le public ; évoque leur joie d’être à Paris… Et annonce le titre suivant « I’m not Jesus », encore tiré du dernier cd…
Il faut quand même que je vous décrive un peu le décor dans lequel nos amis venus du froid déversent leurs somptueux accords. Nous avons de grands panneaux en forme de crâne mêlé à un violoncelle. Les spots de lumière blanche, parfois presque à l’horizontale, constituent des faisceaux traversant et découpant les contours de ces violoncelles stylisés. Du plus bel effet… Cette figure hybride est le symbole, peut-être, de leur art : l’union parfaite d’un instrument classique, donc, et du métal. C’est du moins ce que je serais tentée d’y voir. Cette union parfaite, elle porte encore ses fruits, nous en avons la démonstration ce soir encore. Parmi les ‘vieux’’ morceaux il y en a un que j’adore particulièrement, « Figth Fire with Fire », extrait de l’album « Cult ». Tous les morceaux les plus connus seront bien sûr tiré de l’album de 2006 « A Decade of Reinventing the Cello » qui est un best-of des albums précédents. Parmi ces titres, donc, on reconnaîtra « Betrayal », ou encore « Nothing Else Matter » qui allument les briquets dans la salle et font briller les yeux d’émotion… Les gens chantent les paroles de ce classique Metallica dans un bel ensemble, et les accords délicats de violoncelle donnent comme à chaque fois une mélancolie très accentuée à ce titre. Pour ce qui est de l’émotion, « Bittersweet » ne nous laissera pas en reste… cette chanson qu’ils jouent normalement avec Ville Valo au chant est si émouvante (plus encore ici dans cette version purement instrumentale) que j’essuie discrètement quelques larmes dans l’obscurité complice… eh oui cher lecteur(trice), je fais partie de ces goths à la sensibilité développée (si, si, il y en a !) et les poignants accords de ce morceau ont tout pour nous briser le cœur…
Cependant rassure-toi ami lecteur, nous n’avons pas passé la soirée à pleurer sur la noirceur du monde et la tristesse de nos destinées. Non, le quatuor a su nous faire bouger nos crinières et nos corps ! La présence du batteur, du reste, était là pour nous rappeler l’évolution récente prise par leur travail : accent mis sur la puissance du métal, les accords de violoncelle accompagnant les battements des fûts prenant les allures de riffs de guitare. Cette caractéristique est donc surtout présente sur les titres nouveaux, à l’image de « Last Hope », ou bien « SOS » qui est un titre interprété normalement avec Christina, la chanteuse de Lacuna Coil. Eicca nous le précise au cours d’une petite pause, dans son anglais délicieusement teinté d’accent finlandais. Dans ce nouvel album, ils ont donc mis l’accent sur les collaborations et ils ont bien fait, car ayant eu l’occasion d’écouter ces titres avant ou après le concert, il faut dire que cela fonctionne bien. Alliance réussie que le talent de ces virtuoses avec la voix de bons chanteurs tels Ville ou Christina…
Après « Hall of the mountain King » et « Enter Sandman » , voici déjà que l’on s’achemine vers la fin du concert, car nos amis disparaissent dans un tonnerre d’applaudissements et de cris… un brouhaha chaleureux qui bien évidemment annonce le rappel, bien sûr ils ne vont pas partir comme ça. Pas sans nous donner encore quelques frissons, pas encore… Pas sans nous donner encore du plaisir auditif et… visuel aussi, je pense tout d’abord à la mise en scène étudiée, et étrangement (mais je ne dois pas être la seule !) au pantalon de cuir de Perttu, bizarrement trop petit semble-t-il, car il avait une forte propension à descendre de ses hanches pour nous laisser deviner les prémisses de son… hum… divin… euh… divine partie du corps qui sert à s’assoir, dirais-je pour rester dans le scripturalement correct. Et je ne parlerai pas de son torse mince et sublime dont nous avons profité une bonne partie du concert vu qu’il a, le distrait, malencontreusement laissé tomber sa chemise pendant le set ! Mais quelle impudeur ces finlandais, vous vous doutez bien que j’en fus profondément choquée… ahem. Cette remarque ne vaut cependant pas pour leurs deux confrères tout vêtus élégamment et sobrement, restant eux toujours assis sur leur chaise. Car les habitués d’Apocalyptica sauront que ce sont les deux chevelus du groupe, Eicca et Perttu, qui se lèvent le plus, bougent, dansent, bref donnent de la vie à cette musique d’ordinaire présentée avec plus d’austérité, à l’image donc des deux autres membres qui restent sobrement assis.
Les clameurs du public faisant leur effet habituel, nos artistes reviennent investir la scène et pour ce rappel ils nous gratifieront de trois titres ‘classiques’’ de leur répertoire, à savoir « Life Burns », « Inquisition Symphony » et « Seemann »… plus de traces du nouvel album, comme s’ils voulaient conclure ce concert en rappellant, finalement, les compositions sur lesquelles ils ont construit leur renommée…
Notons un dernier effet de scène, pour conclure sur un effet très esthétique : un des membres change son violoncelle contre un autre en forme de crane, pour le deuxième titre de ce rappel. Un effet pyrotechnique a fait jaillir de ce crane une fumée jaune orangée, évoquant un feu… Et pour la note mutine, remarquons la tape assénée aux fesses de Eicca par l’archet de Pavoo ! Comme quoi, ils ont décidément plein d’atouts pour eux : talent, charme, sens de l’esthétisme et… humour. Ils quittent la scène pour de bon cette fois sous les acclamations d’un public ravi. C’est en général ce qui se passe à chaque fois ! ça fait la troisième fois que je les applaudis et… cette non-exception confirme la règle. Leur nouvel album a su garder l’amour de leurs fans, ils ont un public fidèle en France … comme ailleurs bien entendu.

CONCLUSION
Une soirée au Bataclan réussie, de toute évidence. Ces artistes venus du froid ont réchauffés nos cœurs avec leur musique, nous ont fait voyager dans leurs compositions et leurs univers respectifs. Lacrimas Profundere affirme son travail ancré dans un goth-rock sombre et plein de grâce. Apocalyptica confirme son talent pour reprendre les grands standards tels Metallica pour ne citer qu’eux, mais montre également sa volonté de faire des compositions personnelles, de travailler avec d’autres artistes pour enrichir leur répertoire d’expériences nouvelles. Et ils le font merveilleusement bien. Je suis confiante, je sens que c’est un groupe qui n’a pas fini de nous ravir, de nous bercer de riches accords de violoncelles, se fondant si bien à la puissance du métal…
Et quittant le Bataclan, je retourne errer dans cette nuit froide et pluvieuse qui me semble beaucoup plus douce, soudain… Merci, amis de Finlande, pour ce moment magnifique, et à la prochaine.

Divine Freya
24/12/2007, 15h53
Je confirme pour le pantalon de Perttu :wink:

Et puis moi j'ai des photos:icon_fuck: :arrow:

Ok, j'arrête de te traquer Lilith, mais je veux voir ta photo avec Tilo :icon_rougi:

Lilith79
25/12/2007, 19h11
D'accord, on échange les photos : celle du pantalon descendant de Perttu contre celle de moi tout, tout près de Tiloooo, hin hin :D
Mais c'est Gozmul qui a immortalisé ce précieux moment....
Gabyyyyyyyyyy, si tu la mettais sur ce forum histoire que je me la pète un peu ? ^^

Divine Freya
25/12/2007, 20h22
Gozmul m'a envoyé la photo en question par mail :icon_e_biggrin:

Une question : Tilo me paraissait super grand sur scène... Mais par rapport à toi il a l'air de taille normale... T'es si grande que ça ou c'est lui qui est petit???:freya:

T'as pas de photos d'Apocalyptica Lilith ???

Lilith79
25/12/2007, 23h26
Si, j'ai moi-même des photos du concert d'Apo, cependant elles sont moins bonnes que celles de Gaby vu que j'étais placée plus loin de la scène... mais je t'en enverrai quand même si tu veux.
Sinon tes impressions ne t'avaient pas trompées, Tilo est assez grand, je pense que c'est parce qu'il s'est un peu penché au moment de la photo ^^
pour ma part je mesure 1,64m donc il fait une bonne tête de plus que moi, au moins.

Divine Freya
28/12/2007, 16h59
Merci de cette précision Chère Consoeur !!:wink: