PDA

Voir la version complète : Enslaved + Keep of Kalessin + Watain + Impiety - le 16/10/2007 à La Loco


gozmul
22/11/2007, 19h51
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/detail.asp?rbConcert=1&rnNumero=239

Introduction
Grutle nous l’avait promis solennellement au Hellfest, Enslaved serait de retour en France dans quelques temps, et les norvégiens ont donc tenu parole en ce mois d’Octobre où le groupe est à nouveau dans nos contrées, qui pour le coup vu la température quasi hivernale seraient presque aussi froides que celles de Norvège.

Le hasard du calendrier faisant bien les choses, Garmonbozia s’est arrangé judicieusement pour faire coïncider cette occurrence avec le passage de Watain, nouveau fer de lance de la scène black metal suédoise, engagé de son côté en pleine tournée marathon à écumer les salles de concert avec un binôme de choix, j’ai nommé Impiety, et qui cette fois devrait se voir alloué autre chose qu’une malheureuse poignée de minutes pour jouer, comme ce fut le cas en ouverture de Kreator en Avril.

Ajoutez à cela l’autre grand retour de la soirée avec Keep of Kalessin, qui n’était pas revenu nous voir depuis leur dernier passage en première partie de Satyricon, et vous obtenez facilement un plateau dont l’hétéroclisme déroutant n’en fait pas moins une des affiches black metal de l’année. Hétéroclite, parce que les fans de Watain et Impiety ne sont pas forcément ceux d’Enslaved et keep of Kalessin, et vice et versa, ce qui déjà garantit par avance un turn over inévitable après le concert des suédois.

Surtout que contre toute attente, la formation norvégienne a beau être en tête d’affiche sur le papier, les géniteurs du très controversé « Sworn to the dark » semblent être les plus plébiscités si l’on en juge par le nombre de tee-shirts à l’effigie de leurs différents opus qui se baladent dans la salle. Remarquez ça peut se comprendre, compte tenu du fait que le merchandising d’Enslaved est tellement moche que ça donne difficilement envie de le porter, quant à Keep of Kalessin, on peut pas dire que ce soit esthétiquement très folichon non plus.

Tout le contraire d’un Watain, lancé sans vergogne dans une opération d’envergure en matière de séduction marketing, et qui quelques mois à peine après avoir figuré aux côtés des vétérans de la scène thrash allemande a déjà imprimé un nouveau set de tee-shirts exprès pour cette tournée. Exit l’artwork coloré de la cover du dernier album, place à un graphisme sobre qui joue la carte de la bichromie et reprend les illustrations à l’intérieur du livret. Exception faite d’une série sur fond d’entrelacs démoniques blancs et rouges, c’est le noir et blanc qui domine, au service d’une imagerie plus traditionnelle à la portée symbolique sans équivoque.

Un folklore habilement exploité par la tête pensante du combo qui n’hésite pas à faire de l’aspect commercial un des piliers sur lequel repose les fondations de l’empire Watain, un empire bâti autant sur le plan musical que sur le plan idéologique. Et chacun sait que la propagande idéologique ne s’embarrasse nullement de considérations éthiques quand il s’agit de faire passer son message, ce qui explique l’opportunisme frénétique avec lequel son leader joue les communicants en déclinant le concept Watain sous toutes les formes possibles.

Outre les traditionnels tee-shirts et sweat-shirts de rigueur (sans capuche le sweat-shirt attention, on aura moins l’air d’un wesh comme ça…), notre démon de la com nous a sorti le grand jeu avec toute une panoplie de stickers, patches, posters, briquets, dossards, et surtout le petit plus qui fait la différence, le bandana Watain. Oui, vous avez bien lu, un bandana ! Absolument ridicule et donc forcément indispensable, surtout pour notre Gozmul des familles qui d’ordinaire ressemble déjà à rien, et s’est donc empressé d’acquérir cet objet cultissime afin d’étoffer encore un peu plus une garde robe d’un goût résolument douteux.
En tout cas la petite entreprise suédoise ne connaît pas la crise, si l’on en juge par la réduction drastique du nombre de tailles disponibles dans chaque catégorie vestimentaire avec des stocks qui diminuent à vue d’œil, et il ne manque plus au stand qu’à s’inspirer du concept fumant de Cephalic Carnage en vendant des bongs pour faire un carton en matière de merchandising.

Par contre, les plus observateurs d’entre nous n’auront pas manqué de remarquer l’absence d’un string Watain, qui manquait cruellement à l’appel des produits dérivés. Erreur qui sera sans aucun doute réparée lors d’une prochaine tournée, à l’occasion de laquelle le groupe n’hésitera sûrement pas à mettre en vente la guêpière et le bustier qui vont avec, histoire d’égayer vos soirées passées à batifoler sur fond de black metal, et plus particulièrement de Watain, bien évidemment.

Impiety (Black metal)
Vu le caractère outrageusement bordélique de la musique d’Impiety sur album, je m’attendais sur scène à un immonde dégueuli sonore dégobillé avec amour par nos bouffeurs de riz radioactif, et je dois dire que je n’ai pas été déçu. En guise d’expectoration blasphématoire made in Taiwan, c’est carrément une coulée de lave thermonucléaire qui nous est déversée sur le coin de la gueule, et les premiers rangs se laissent emporter dans la tourmente comme les restes d’un village dévasté par une éruption volcanique.

Nos thaïlandais font marcher la fosse comme ils bouffent leurs bols de riz, à la baguette, et même si on peut leur reprocher d’avoir servi un peu trop de nouveaux titres de leur dernier album au menu, le côté roboratif de la chose est indéniablement très plaisant. Paradoxalement c’est aussi un peu ça le problème, comme ça bourre furieusement on se retrouve vite gavé, et certains auront visiblement un peu de mal à écouter toute cette fécule sonore qui gicle sans discontinuer avec une effervescence bubonique.

A défaut de leurs tympans, ceux-là auront toujours pu distraire leurs rétines, tant il est vrai qu’il y avait matière aussi à ce niveau là, Shyaithan et les siens étant des poseurs en puissance qui arborent avec une jubilation crasse les armoiries déliquescentes du black metal auxquelles ils n’hésitent pas à rajouter une petite touche de dégénérescence punkoide. Les quatre font le spectacle, à leur dépend ou à leur compte, l’appréciation appartient au seul spectateur qui accordera plus ou moins de crédibilité à leur comportement selon les liens affinitaires qu’il entretient avec le groupe.

Car si le frontman est dans son personnage quand il gerbe goulûment sur les instances religieuses (comme sur l’émétique « Vomit Jehova vomit », slurp !), le bassiste avec sa dégaine de figurant bon pour jouer les voyous dans un film de John Who est lui d’un ridicule interplanétaire. Il suinte le premier degré par tous les pores de son épiderme tatouée quand il joue les gros méchant en scrutant l’auditoire avec une trombine d’ours mal léché, et pourtant il est absolument impossible de prendre la chose autrement qu’au 666ème degré tellement l’animal est hilarant.

http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/1/thumb/2.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/1/thumb/19.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/1/thumb/22.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/1/thumb/11.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/1/thumb/16.jpg
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/photos.asp?rnNumero=239&rbConcert=1&rnGroupe=1

Watain (Black metal)
Avec Watain par contre on ne rigole plus, et à moins d’être en permanence dans ce trip de dénigrement du folklore black metal qui consiste à désacraliser systématiquement les extravagances ritualistes inhérentes au genre, on ne peut nier que la température chute vertigineusement tant l’arrivée d’Eric et les siens jettent un froid soudain. Un froid olfactif pour être plus précis, chatouillant sans ménagement les narines d’un auditoire supposément habitué à l’extrême, mais dont la capacité de résilience soi disant hors normes se borne apparemment au domaine de l’ouïe, et qui supporte aussi très modérément la vision des rats crevés que le groupe suédois a décidé de laisser se décomposer à la vue de tous, suspendus au décor funèbre qui avait déjà fait son petit effet il y a quelques mois.

A force d’avoir fait du rejet des conventions sociales le lot de tout bon fan de black metal qui se respecte, on en était presque venu à croire cette espèce finalement plus commune qu’il n’y paraît obligatoirement réfractaire à toute forme de bienséance. Il semblerait bien que non, et l’anticonformisme dont se targuent glorieusement les fidèles de l’art noir a bel et bien ses limites qui s’arrêtent là où commence l’entrée de leurs fosses nasales. Des fosses qui deviennent foncièrement s(c)eptiques alors que des effluves mortifères viennent s’y répandre, faisant de l’odorat pour certains un sens dont ils se seraient bien passé en cette pestilentielle occasion.

C’est qu’on a les tympans rebelles mais le nez délicat quand on écoute du black metal, et ils sont nombreux les frileux du pif à n’être pas loin de tourner de l’œil alors que des relents méphitiques marinent copieusement dans l’air, charriés par les viscères de ces rongeurs en putréfaction qui marnent dans leur jus moribond, attachés au bout d’une pique comme de la viande dans un bouillon. Il en reste tout de même quelques uns pour ne pas broyer du noir et prendre la chose avec un humour qui ne l’est pas moins, tel un de mes collègues qui nullement échaudé par cette macabre mise en scène me glisse narquoisement à l’oreille : »tu diras dans ton report que c’est du putois black metal ».

Voilà c’est dit, maintenant on peut se concentrer sur la musique, et c’est dans cette ambiance de carnaval sépulcral que Watain commence à orchestrer savamment le spectacle sur l’hymnique « Legions of the black lights », qui fédère sans peine ceux qui ont les narines bouchées mais pas les oreilles. Toutes considérations scénographiques exclues, ce serait faire preuve de mauvaise foi que de nier l’impeccabilité du rendu scénique, avec une sono qui dégueulasse avantageusement les compositions d’un dernier album qu’à sa sortie les puristes n’ont pas mis 666 secondes à qualifier de « commercial », vu la production proprette et le côté méchamment accrocheur de la plupart des titres.

Autant d’éléments à charge suffisant à bannir le trop propre sur lui « Sworn to the dark » des tablettes crasseuses de la caste black metal dominante, majoritairement soumise à des préceptes immuables et antédiluviens qu’il est malvenu de remettre en question. Excommuniés de la sorte, les parias scandinaves n’ont que faire de commandements discographiques figés dans une rigidité archaïque, et prêchent donc plutôt pour leur nouvelle chapelle avec une set list qui nargue crânement la vindicte de leurs contempteurs en continuant sur la lancée du dernier album. « Devil’s blood » et « Satan’s hunger » qui s’en suivent prennent une dimension messianique en live, avec leurs refrains s’immisçant vicieusement dans notre inconscient dominé soudainement par des visions d’outre-monde.

Lentement mais sûrement, le groupe occulte progressivement la réalité pour transfigurer l’environnement du concert et nous transporte dans une dimension parallèle, dont les frontières n’ont de limites que celles de l’imaginaire des spectateurs auprès duquel la musique trouvera un écho cinématique aléatoire. Tout le monde n’aime pas la séance c’est sûr, il en est même certains qui trouvent que les suédois se font tout un film et sont de bien piètres acteurs de la scène black metal qui nous jouent la comédie macabre du pauvre. Pourtant, nos baladins sataniques ne rechignent pas à la dépense, et durant « Under the cenotaph » on aura même droit à quelques effets spéciaux.

Très spéciaux d’ailleurs, puisqu’il s’agira de jets de sang jaillissant d’on ne sait où et qui vont copieusement asperger un auditoire pris en traître par cette félonie hémorragique. Le bloc d’adorateurs hiératiques qui se tenait compact dans la fosse se disloque soudainement, alors qu’à sa place se crée un vide désorganisé qui témoigne de la stupéfaction accueillant cet acte audacieux d’un spectacle tournant pour les plus déboussolés à la mauvaise farce. Surtout que le sang en question, appartenant à on ne sait quelle malheureuse bestiole (d’aucun avance qu’il est de nature porcine) dont le consentement a du être au moins égale à celui de la foule, a coagulé plus longtemps que de raison.

Le spectacle aussi décrié soit-il prend très vite les allures d’un culte dont les fidèles qui n’ont pas abdiqué devant l’épreuve sanglante que leur ont facétieusement imposé leurs idoles, célèbrent religieusement le déroulement. Des fidèles dont la foi intacte leur permet de prendre part avec une fervente dévotion à l’offrande « I am the earth », qui sera bientôt suivi du ritualiste « Sworn to the dark » dédicacé à « ceux qui empruntent le chemin sans retour » et dont nos hérétiques en chef ont fait leur sombre mantra.

Assurément le moment fort de ce que l’on peut d’ores et déjà qualifier d’évènement, avec un Eric halluciné en maître de cérémonie occulte qui préside aux destinées de zélotes hypnotisés, complètement dévoués à sa cause alors qu’il les exhorte à céder au psychagogisme sépulcral d’un « Stellarvore » cthullien au possible. Il faut entendre à certains moments la frappe lente et sentencieuse d’une batterie mortuaire qui résonne d’un coup sec tel un marteau de l’au-delà s’abattant lentement sur une enclume tellurique.

L’impact et la résonance du morceau sont tel, que ce qui aurait du constituer juste après un instant à part du concert avec une reprise de « The somberlain », n’aura finalement pas réussi à surpasser son devancier en intensité. Au contraire, cet hommage cuculte au leader décédé de Dissection qui était dixit Eric, « un prêtre, un guerrier », n’a tout compte fait d’autre valeur que celle d’un tribut obséquieux rendu mécaniquement à la mémoire d’une figure controversée d’un mouvement qui ne l’est pas moins.

Après avoir honoré le maître, l’élève reprend avec application sa leçon sur « On horns », renvoie la piétaille contemptrice à ses chères études sur « Storm of the antichrist », et termine de rendre une copie presque parfaite sur un « Limb crucifix » qui vient couronner avec succès son examen de passage scénique dans la nécropole parisienne. Examen que le groupe avait, semble t’il, très envie de réussir, si l’on en juge par le zèle dont il fera preuve lors d’un dernier tour de magie au moment de se retirer, faisant disparaître tous les rats de la scène pour les faire réapparaître mystérieusement en plein dans un public stupéfait.

http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/2/thumb/9.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/2/thumb/14.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/2/thumb/28.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/2/thumb/33.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/2/thumb/8.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/2/thumb/38.jpg
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/photos.asp?rnNumero=239&rbConcert=1&rnGroupe=2

Keep of Kalessin (Black metal)
Vu la tournure inattendue des évènements, un repli en catastrophe s’impose bien évidemment pour une foule prise au dépourvue, et qui ne s’attendait vraisemblablement pas à ce que le terme « extrême », qu’elle n’hésite pourtant pas pour la majorité à revendiquer sans scrupule quand il s’agit de metal sur album, se voit ainsi redonner ses lettres de noblesse en live.

L’état d’urgence est décrété et on assiste alors à la débâcle pittoresque de tous ces apprentis sociopathes et autres pseudos rebelles à la petite semaine, qui ont pris subitement la pleine mesure de leur incapacité à concilier la théorie de ce prétendu extrémisme dont ils voudraient se revendiquer, avec son application dans la pratique qui dépasse le simple fait de jouer les méchants en portant des tee-shirts à tête de mort ou des breloques sataniques pour impressionner Monsieur Tout Le Monde.

Les petits soldats de la cause black metal ayant déserté un champ de bataille devenu impossible à tenir pour eux dont les velléités de bellicisme se sont bizarrement évanouies au contact de l’offensive bactériologique menée par la formation hérésiarque, les toilettes sont donc prises d’assaut comme une position de retrait stratégique en temps de guerre, et se transforment rapidement en un véritable charnier qui a du faire passer un très mauvais quart d’heure aux services d’entretien.

L’opération grand nettoyage a d’ailleurs commencé, avec en guise de femmes de ménage les videurs de la loco qui essayent tant bien que mal de pacifier un environnement olfactivement hostile à grands coups de désodorisant. Ils n’ont pas enfilé de tablier pour assurer cet intérim logistique imprévu, mais se sont armés en revanche d’une pelle et d’un sac poubelle, collectant ici et là d’un air désabusé les dépouilles des infortunés rongeurs que Watain a sans doute cru bon d’offrir à ses fidèles pour les récompenser d’avoir assisté au culte jusqu’au bout.

Une générosité qui n’est manifestement pas au goût de tout le monde, et dans l’enceinte des lieux les discussions animées vont bon train, entre les quelques rares laudateurs qui se réjouissent d’une initiative aussi audacieuse, et les nombreux mécontents qui préfèrent se doucher à l’eau plutôt qu’à l’hémoglobine et n’aiment guère les fragrances cadavériques.

Quelques fussent ses intentions Eric les a parfaitement concrétisé, et ce coup de théâtre spectaculaire laissera dans la mémoire des spectateurs un souvenir tenace qui, tout comme l’odeur nauséabonde imprégnant les lieux, n’est pas près de disparaître. Plus tenace en tout cas que la prestation des membres de Keep of Kalessin, qui ont décidemment bien du mal à se montrer sur scène à la hauteur de leurs albums.

A leur décharge -c’est le cas de le dire vu les conditions olfactives du moment-, passer après la tornade Watain est un handicap dont on comprend aisément qu’il sera difficile à surmonter, et si l’on à ajoute à cette fatalité des problèmes de matériel qui portent inévitablement atteinte à la qualité de l’audibilité, les choses étant ce qu’elles sont le quartet norvégien ne fera malheureusement pas de miracles.

Comparés aux émissaires du malin sapés comme des clodos moribonds fraîchement déterrés, les membres de Keep of Kalessin ont effectivement l’air de trois coquettes permanentées en représentation lors d’un défilé pour l’Elite du black metal. Et quand je dis « Elite », je parle plus de l’agence de mannequinat éponyme que des hautes instances de l’inner circle.

La track list défile alors que les musiciens posent à n’en plus finir, et pour un peu la scène de la loco ressemblerait presque à un podium. Un podium dont la star reste tout de même le chanteur, qui lui n’a aucun problème avec son principal instrument, une voix dont la puissance et la tessiture remarquable auront au moins permis de sauver les meubles dans cette prestation plus décorative qu’autre chose.

http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/3/thumb/4.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/3/thumb/18.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/3/thumb/2.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/3/thumb/8.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/3/thumb/23.jpg
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/photos.asp?rnNumero=239&rbConcert=1&rnGroupe=3

Enslaved (Black metal)
Enslaved peut compter autant sur la noblesse de sa musique que sur le prestige de sa position monarchique au sein de la hiérarchie black metal pour justifier son statut de tête d’affiche, et c’est une cour encore conséquente qui vient renouveler ses vœux d’allégeance à l’aristocratie norvégienne, malgré l’heure tardive et le coup d’état fomenté insidieusement par les révolutionnaires de Suède, dont la cause une fois défendue a vu ses nombreux partisans se disperser aux quatre vents.

Aucun incident fâcheux ne viendra dès lors entacher une cérémonie musicale orchestrée comme à l’accoutumée avec le professionnalisme royal d’aristocrates accomplis, qui se reposant sur le trône de leurs acquis vont siéger dignement en tenant leur rang sans contrevenir à l’étiquette qui fut la leur la dernière fois, si ce n’est à la faveur d’un « Gylfaginning » qui sera le seul bouleversement notable concédé à des us hiératiques en matière de set list.

Les nostalgiques des premières heures du royaume régi par Grutle et les siens auront pu se réjouir d’une fin commémorative rappelant leur impériale collaboration avec un autre représentant glorieux des fastes de l’empire norvégien, j’ai nommé Emperor, voyant ainsi
Enslaved asseoir sa suprématie sans heurts avec le protocole scénique et triompher dans le cœur de ses sujets à l’issue d’un règne que même la révolution des suédois dissidents n’aura pas réussi à interrompre.

http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/4/thumb/9.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/4/thumb/22.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/4/thumb/1.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/4/thumb/19.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/4/thumb/26.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/4/thumb/25.jpg http://www.lesacteursdelombre.com/Images/Ombres/festival/photos/239/4/thumb/17.jpg
http://www.lesacteursdelombre.com/Ombres/festival/photos.asp?rnNumero=239&rbConcert=1&rnGroupe=4

Conclusion
Une fois passé outre les objurgations sanitaires et épidémiologiques sommes toutes légitimes que suscite inévitablement l’inconséquence endémique d’une démarche aussi risquée que celle adoptée par les suédois, force est de constater que nos pestiférés de l’opinion publique auront fait bien plus que de faire souffler un simple vent de panique nauséabonde sur des auditeurs non consentants.

En ouvrant les portes de l’enfer dans le petit coin du paradis routinier des concerts black metal, l’initiative sacrilège de Watain lui aura certes valu de se faire bannir alors de l’Olympe du consensus, mais cette disgrâce ne fera de l’ange luciférien un déchu qu’aux yeux de ceux pour qui le mot extrême est tombé en désuétude…

Report BHC
Pix by Gozmul

Gérald
22/11/2007, 19h54
BHC, le seul live reporter qui fait des intros plus longues que les lives report de nos concurrents et amis webzines!

Divine Freya
22/11/2007, 23h20
Vous avez de la chance à Paris....

Quand je pense que j'ai du choisir entre Watain à Marseille et Enslaved à Lyon......:cry:

Bref, Enslaved était très bien :icon_metal: mais j'aurais voulu voir ce que donne Watain et la bonne odeur qu'ils dégagent lol

Pzf
23/11/2007, 08h56
BHC, le seul live reporter qui fait des intros plus longues que les lives report de nos concurrents et amis webzines!

Jamais eu le courage de lire plus que l'intro! :p On se demande où il va chercher tout ca!!!