Lilith79
23/05/2008, 18h26
Voilà ce qu'il s'est passé le jeudi 24 avril à la Loco !
Bonne lecture :)
_________________________________________
En cette soirée du 24 avril 2008 à la Loco, une affiche de choix va remplir cette soirée : Ayin Aleph, Sybreed, Gothminister et bien sûr Samaël dont j’étais très curieuse de découvrir sur scène l’évolution d’un black-death métal jusqu’au métal mâtiné d’électro qui les caractérise désormais. Intéressante mutation, les deux styles n’ayant pas forcément d’évidents points communs à la base, voire pas du tout… il me tarde donc de voir comment nos Helvètes ont pu se tirer de ce périlleux et nouveau parti-pris artistique. Ceci dit, je suis plutôt confiante.
Ayin Aleph
C’est le groupe Ayin Alpeh qui ouvre le bal avec un set présentant leur gothic métal à chanteuse ; une chanteuse qui se donne un peu des allures de diva… sans pour autant avoir forcément toute la carrure vocale d’une chanteuse d’opéra ! Cependant, ce serait être de mauvaise foie de dire qu’elle ne chante pas bien. Elle a de bonnes capacités, une voix intéressante et certes elle en fait peut-être un peu ‘trop’’, mais ce côté théâtral et assumé passe bien, au final. Le combo est donc composé de la chanteuse vêtue d’une robe rouge à paillettes, résolument sexy ; elle joue à fond le côté grandiloquent de la diva, avec des gestes étudiés, des attitudes théâtrales et des effets ‘opéra’’ avec sa voix soprano. Au début cela m’a crispée, par la suite c’est beaucoup mieux passé. Elle est accompagnée d’un batteur, de deux guitaristes et d’un bassiste qui se sent visiblement très à l’aise puisqu’il officie en bermuda et pieds nus sur scène. Un petit air de vacances, quoi… quant à elle, elle joue du clavier sur certains morceaux, en jouant à fond sur le côté théâtral de sa voix. Ses vocalises soprano donnent un côté ‘opéra-rock’’ à l’ensemble, sur ce fond instrumental très métal-gothique. L’ensemble se caractérise par une excentricité esthétique, un goût de la mise en scène prononcé, surtout lorsqu’elle revient après une sortie de scène dans une tenue qui accentue terriblement son côté ‘Comtesse Bathory’’ ! Elle porte une sorte de longue robe-kimono blanche, toute maculée de sang, un crucifix repose sur sa poitrine… Je dois dire que j’apprécie son look, tant pis pour le côté grandiloquent : c’est assumé ! ^^ donc, à mes yeux en tous les cas, ça passe…
Sybreed
Place ensuite à d’autres Helvètes pour ponctuer l’attente de la tête d’affiche, voici Sybreed qui investit la scène. Ils nous délivrent un métal-indus efficace, nos quatre jeunes hommes donnent du rythme et de la puissance dans les riffs pour secouer la salle. Le chanteur assure aussi bien dans le chant death hurlé qu’en chant clair. Si la plupart de leurs compos se caractérisent donc par un côté assez indus-dansant, il y en a un qui fera exception… Sur celui-ci, ils ont eu un invité de marque pour les backing vocals : Ben Christo, actuel guitariste des Sister of Mercy ! Surprise de taille, il me plaît de voir un membre d’un des groupes qui aura contribué, il y a quelques années, à m’immerger dans l’univers du goth-rock britannique. Pour l’heure, nul besoin de six-cordes pour lui, il accompagne le groupe de sa voix puissante et claire, aux inflexions émotionnelle. L’osmose fonctionne plutôt bien. Le morceau sur lequel il chante ne sonne plus du tout indus, donc, Sybreed donne ici plutôt dans le registre rock-métal. Je suis un peu surprise, mais contente de ces variations de style et me dis qu’un petit tour sur la Toile s’imposera afin d’y voir un peu plus clair dans leur démarche. Ils concluent leur set en disant qu’ils sont ravis et que le public français est le meilleur de la tournée. Bon, cela fait toujours plaisir !
Gothminister
Après la Suisse, allons visiter un pays où il fait encore plus froid l’hiver : la Norvège ! Voici le groupe de métal-indus Gothminister, et là je suis en terrain connu puisque j’avais déjà eu l’occasion de les voir en première partie de Theatre of Tragedy en 2006. A ce moment-là j’avais particulièrement adhéré à leurs rythmes dansants, l’atmosphère gothico-horrifique qu’ils dégageaient sur scène et la puissance des guitares ! Certes, tout cela avait un parfum un peu « Rammstein » et c’est encore le cas à présent, mais peu importe car ce n’est pas du copié-collé non plus ! Les Norvégiens ont leur propre univers, et cela j’avais donc déjà eu l’occasion de le constater. Je suis heureuse, et je ne suis pas la seule car la salle leur fait un accueil chaleureux, les gens se mettent à danser et à pogotter dans la fosse ; m’étant placée au milieu de la scène, bien devant, pour prendre mes photos je me prends malencontreusement quelques coups dans le dos, mais bon solide et courageux petit bout de femme que je suis, je ne renonce pas ! (non, non, je ne me jette pas des fleurs, là ^^) bref, héroïque mais terriblement enthousiaste moi aussi, je savoure leur prestation. Je constate d’emblée un changement de line-up : le guitariste aux longs cheveux blond platine coiffés en dreadlocks n’était pas là, ou alors… il a sacrément changé de look ! Car moi je me souvenais d’un guitariste brun aux cheveux courts, coiffés en brosse… bon. Une petite vérification s’imposera. *Parenthèse après vérification : il s’agit en fait d’un guest pour la tournée ! Le guitariste que j’avais vu il y a deux ans fait toujours partie du groupe*.
Leurs costumes de scène restent dans le même esprit, du noir, de la sobriété, une élégante redingote pour le chanteur. Leur maquillage leur donne un côté un peu théâtral : visage blanc, bouche et yeux peints de noir. Théâtral comme leur musique, le chanteur jouant sur la gravité et les effets de sa voix. Leur mise en scène joue sur les aspects un peu grandiloquents de leur univers ; le chanteur use par moments d’une sorte de pupitre derrière lequel il se juche, comme s’il tenait un discours derrière une tribune, dominant ainsi toute la scène de sa déjà-très-haute silhouette sombre… Nous trouverons quelques nouveautés dans leur set-list, cependant ils nous ont offert quelques classiques, à savoir : « Dark Salvation », « Devil », « Monster », « Happiness in Darkness »… il y avait donc du neuf et du plus ancien, de quoi contenter les fans plus anciens et conquérir les oreilles des petits nouveaux qui les découvraient ce soir. Pour ma part, je suis totalement ravie de ces retrouvailles avec eux, et espère les revoir prochainement.
Samaël
Eh bien voilà, après que nous ayons (agréablement) patienté, voici enfin le clou de la soirée. Retour en Suisse avec Samaël qui nous présente donc ce soir son tout nouvel opus : « Solar Soul ». Nous allons donc avoir droit à un voyage dans le temps, puisqu’ils officient depuis un petit moment déjà et ont un certain nombre d’albums à leur actif. Un voyage entre les style aussi, puisque nous naviguons entre le black métal de leurs débuts jusqu’à leur récente évolution tendant vers l’electro. Ils font leur entrée dans des lumières crues et aveuglante, investissent la scène d’une présence charismatique qui met bien vite la salle sous un charme puissant… Deux écrans en fond de scène accompagnent leur prestation d’images choisies, appropriées selon les morceaux, et donc le style qui les caractérise. Evidemment, pour leur période plus black métal, nous ne manquerons pas de voir un pentagramme inversé en flammes, forcément… alors que sur les morceaux les plus récents, ce seront par exemple une énigmatique série de chiffres.
Ils ouvrent leur set avec des titres de « Solar Soul », et nous aurons par exemple « On the Ride » pour ouvrir le spectacle ! Le nouvel album sera, et c’est logique, particulièrement à l’honneur au cours de ce set. Cependant, des titres ancrés dans leur période black métal ne manqueront pas de ravir les fans de la première heure. Ils ont notamment joué « Rain » extrait de l’album «Passage ». Dans le registre des ‘classiques’’, à noter qu’ils ont également assuré une reprise de la chanson « Locomotive » de Motorhead. Ils dédicaceront ensuite un morceau à tous ceux qui les soutiennent depuis le début, tandis que sur les écrans défileront de poétiques images des vagues et la mer et de nuages… A noter que les transitions temporelles sont également visibles dans le travail du batteur qui assure les rythmes sur un curieux instrument hybride : mi-batterie traditionnelle, mi-clavier boîte à rythmes. Pour les morceaux de la période black métal, c’est évidemment à la batterie ‘traditionnelle’’ qu’il exercera son talent, en revanche pour les titres récents c’est au clavier qu’il puisera les battements plus modernes, les pulsions plus synthétiques en accord avec les nouvelles compositions. Lorsqu’ils annoncent le dernier morceau, ce sera un extrait de « Solar Soul », mais bien sûr le public est (à juste titre) ravi et en réclame encore… Au cours du rappel, ils oscilleront habilement dans les atmosphères black métal de leurs débuts et le son plus électro et moderne qui les caractérise maintenant. L’un d’eux, à mon sens, pourrait être emblématique de cette évolution réussie : le dernier qu’ils ont interprété a une atmosphère très black symphonique, mêlée à une espèce de froideur électro pulsée… et cet étonnant mélange fonctionne très bien ! Et pourrait figurer la ligne tracée et continue dans l’évolution de leur art…
Hélas toutes les bonnes choses ont une fin et ils quittent la scène pour de bon, un long passage électro et pulsé, atmosphérique et dépouillé accompagne leur départ, ainsi que celui du public qui est visiblement sous le charme au vu des sourires, commentaires enthousiastes, regards fatigués mais brillants. Et je ne fais pas exception dans cette foule, regagnant la sortie en oubliant presque ma fatigue dans le plaisir d’avoir découvert Samaël dans son passé et son présent…
Conclusion
Une soirée vraiment excellente où j’ai apprécié avec bonheur des groupes aux univers assez différents. Samaël m’aura agréablement surprise par leur présence scénique impeccable et leur dynamisme. Ils auront aussi bien ravis leurs fans de la première heure que ceux qui, comme moi, les auront écoutés d’une oreille plus récente. Voilà l’exemple typique d’un groupe qui a su changer, évoluer tout en restant dans une vraie qualité et richesse musicale. Voilà qui est appréciable.
Bonne lecture :)
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En cette soirée du 24 avril 2008 à la Loco, une affiche de choix va remplir cette soirée : Ayin Aleph, Sybreed, Gothminister et bien sûr Samaël dont j’étais très curieuse de découvrir sur scène l’évolution d’un black-death métal jusqu’au métal mâtiné d’électro qui les caractérise désormais. Intéressante mutation, les deux styles n’ayant pas forcément d’évidents points communs à la base, voire pas du tout… il me tarde donc de voir comment nos Helvètes ont pu se tirer de ce périlleux et nouveau parti-pris artistique. Ceci dit, je suis plutôt confiante.
Ayin Aleph
C’est le groupe Ayin Alpeh qui ouvre le bal avec un set présentant leur gothic métal à chanteuse ; une chanteuse qui se donne un peu des allures de diva… sans pour autant avoir forcément toute la carrure vocale d’une chanteuse d’opéra ! Cependant, ce serait être de mauvaise foie de dire qu’elle ne chante pas bien. Elle a de bonnes capacités, une voix intéressante et certes elle en fait peut-être un peu ‘trop’’, mais ce côté théâtral et assumé passe bien, au final. Le combo est donc composé de la chanteuse vêtue d’une robe rouge à paillettes, résolument sexy ; elle joue à fond le côté grandiloquent de la diva, avec des gestes étudiés, des attitudes théâtrales et des effets ‘opéra’’ avec sa voix soprano. Au début cela m’a crispée, par la suite c’est beaucoup mieux passé. Elle est accompagnée d’un batteur, de deux guitaristes et d’un bassiste qui se sent visiblement très à l’aise puisqu’il officie en bermuda et pieds nus sur scène. Un petit air de vacances, quoi… quant à elle, elle joue du clavier sur certains morceaux, en jouant à fond sur le côté théâtral de sa voix. Ses vocalises soprano donnent un côté ‘opéra-rock’’ à l’ensemble, sur ce fond instrumental très métal-gothique. L’ensemble se caractérise par une excentricité esthétique, un goût de la mise en scène prononcé, surtout lorsqu’elle revient après une sortie de scène dans une tenue qui accentue terriblement son côté ‘Comtesse Bathory’’ ! Elle porte une sorte de longue robe-kimono blanche, toute maculée de sang, un crucifix repose sur sa poitrine… Je dois dire que j’apprécie son look, tant pis pour le côté grandiloquent : c’est assumé ! ^^ donc, à mes yeux en tous les cas, ça passe…
Sybreed
Place ensuite à d’autres Helvètes pour ponctuer l’attente de la tête d’affiche, voici Sybreed qui investit la scène. Ils nous délivrent un métal-indus efficace, nos quatre jeunes hommes donnent du rythme et de la puissance dans les riffs pour secouer la salle. Le chanteur assure aussi bien dans le chant death hurlé qu’en chant clair. Si la plupart de leurs compos se caractérisent donc par un côté assez indus-dansant, il y en a un qui fera exception… Sur celui-ci, ils ont eu un invité de marque pour les backing vocals : Ben Christo, actuel guitariste des Sister of Mercy ! Surprise de taille, il me plaît de voir un membre d’un des groupes qui aura contribué, il y a quelques années, à m’immerger dans l’univers du goth-rock britannique. Pour l’heure, nul besoin de six-cordes pour lui, il accompagne le groupe de sa voix puissante et claire, aux inflexions émotionnelle. L’osmose fonctionne plutôt bien. Le morceau sur lequel il chante ne sonne plus du tout indus, donc, Sybreed donne ici plutôt dans le registre rock-métal. Je suis un peu surprise, mais contente de ces variations de style et me dis qu’un petit tour sur la Toile s’imposera afin d’y voir un peu plus clair dans leur démarche. Ils concluent leur set en disant qu’ils sont ravis et que le public français est le meilleur de la tournée. Bon, cela fait toujours plaisir !
Gothminister
Après la Suisse, allons visiter un pays où il fait encore plus froid l’hiver : la Norvège ! Voici le groupe de métal-indus Gothminister, et là je suis en terrain connu puisque j’avais déjà eu l’occasion de les voir en première partie de Theatre of Tragedy en 2006. A ce moment-là j’avais particulièrement adhéré à leurs rythmes dansants, l’atmosphère gothico-horrifique qu’ils dégageaient sur scène et la puissance des guitares ! Certes, tout cela avait un parfum un peu « Rammstein » et c’est encore le cas à présent, mais peu importe car ce n’est pas du copié-collé non plus ! Les Norvégiens ont leur propre univers, et cela j’avais donc déjà eu l’occasion de le constater. Je suis heureuse, et je ne suis pas la seule car la salle leur fait un accueil chaleureux, les gens se mettent à danser et à pogotter dans la fosse ; m’étant placée au milieu de la scène, bien devant, pour prendre mes photos je me prends malencontreusement quelques coups dans le dos, mais bon solide et courageux petit bout de femme que je suis, je ne renonce pas ! (non, non, je ne me jette pas des fleurs, là ^^) bref, héroïque mais terriblement enthousiaste moi aussi, je savoure leur prestation. Je constate d’emblée un changement de line-up : le guitariste aux longs cheveux blond platine coiffés en dreadlocks n’était pas là, ou alors… il a sacrément changé de look ! Car moi je me souvenais d’un guitariste brun aux cheveux courts, coiffés en brosse… bon. Une petite vérification s’imposera. *Parenthèse après vérification : il s’agit en fait d’un guest pour la tournée ! Le guitariste que j’avais vu il y a deux ans fait toujours partie du groupe*.
Leurs costumes de scène restent dans le même esprit, du noir, de la sobriété, une élégante redingote pour le chanteur. Leur maquillage leur donne un côté un peu théâtral : visage blanc, bouche et yeux peints de noir. Théâtral comme leur musique, le chanteur jouant sur la gravité et les effets de sa voix. Leur mise en scène joue sur les aspects un peu grandiloquents de leur univers ; le chanteur use par moments d’une sorte de pupitre derrière lequel il se juche, comme s’il tenait un discours derrière une tribune, dominant ainsi toute la scène de sa déjà-très-haute silhouette sombre… Nous trouverons quelques nouveautés dans leur set-list, cependant ils nous ont offert quelques classiques, à savoir : « Dark Salvation », « Devil », « Monster », « Happiness in Darkness »… il y avait donc du neuf et du plus ancien, de quoi contenter les fans plus anciens et conquérir les oreilles des petits nouveaux qui les découvraient ce soir. Pour ma part, je suis totalement ravie de ces retrouvailles avec eux, et espère les revoir prochainement.
Samaël
Eh bien voilà, après que nous ayons (agréablement) patienté, voici enfin le clou de la soirée. Retour en Suisse avec Samaël qui nous présente donc ce soir son tout nouvel opus : « Solar Soul ». Nous allons donc avoir droit à un voyage dans le temps, puisqu’ils officient depuis un petit moment déjà et ont un certain nombre d’albums à leur actif. Un voyage entre les style aussi, puisque nous naviguons entre le black métal de leurs débuts jusqu’à leur récente évolution tendant vers l’electro. Ils font leur entrée dans des lumières crues et aveuglante, investissent la scène d’une présence charismatique qui met bien vite la salle sous un charme puissant… Deux écrans en fond de scène accompagnent leur prestation d’images choisies, appropriées selon les morceaux, et donc le style qui les caractérise. Evidemment, pour leur période plus black métal, nous ne manquerons pas de voir un pentagramme inversé en flammes, forcément… alors que sur les morceaux les plus récents, ce seront par exemple une énigmatique série de chiffres.
Ils ouvrent leur set avec des titres de « Solar Soul », et nous aurons par exemple « On the Ride » pour ouvrir le spectacle ! Le nouvel album sera, et c’est logique, particulièrement à l’honneur au cours de ce set. Cependant, des titres ancrés dans leur période black métal ne manqueront pas de ravir les fans de la première heure. Ils ont notamment joué « Rain » extrait de l’album «Passage ». Dans le registre des ‘classiques’’, à noter qu’ils ont également assuré une reprise de la chanson « Locomotive » de Motorhead. Ils dédicaceront ensuite un morceau à tous ceux qui les soutiennent depuis le début, tandis que sur les écrans défileront de poétiques images des vagues et la mer et de nuages… A noter que les transitions temporelles sont également visibles dans le travail du batteur qui assure les rythmes sur un curieux instrument hybride : mi-batterie traditionnelle, mi-clavier boîte à rythmes. Pour les morceaux de la période black métal, c’est évidemment à la batterie ‘traditionnelle’’ qu’il exercera son talent, en revanche pour les titres récents c’est au clavier qu’il puisera les battements plus modernes, les pulsions plus synthétiques en accord avec les nouvelles compositions. Lorsqu’ils annoncent le dernier morceau, ce sera un extrait de « Solar Soul », mais bien sûr le public est (à juste titre) ravi et en réclame encore… Au cours du rappel, ils oscilleront habilement dans les atmosphères black métal de leurs débuts et le son plus électro et moderne qui les caractérise maintenant. L’un d’eux, à mon sens, pourrait être emblématique de cette évolution réussie : le dernier qu’ils ont interprété a une atmosphère très black symphonique, mêlée à une espèce de froideur électro pulsée… et cet étonnant mélange fonctionne très bien ! Et pourrait figurer la ligne tracée et continue dans l’évolution de leur art…
Hélas toutes les bonnes choses ont une fin et ils quittent la scène pour de bon, un long passage électro et pulsé, atmosphérique et dépouillé accompagne leur départ, ainsi que celui du public qui est visiblement sous le charme au vu des sourires, commentaires enthousiastes, regards fatigués mais brillants. Et je ne fais pas exception dans cette foule, regagnant la sortie en oubliant presque ma fatigue dans le plaisir d’avoir découvert Samaël dans son passé et son présent…
Conclusion
Une soirée vraiment excellente où j’ai apprécié avec bonheur des groupes aux univers assez différents. Samaël m’aura agréablement surprise par leur présence scénique impeccable et leur dynamisme. Ils auront aussi bien ravis leurs fans de la première heure que ceux qui, comme moi, les auront écoutés d’une oreille plus récente. Voilà l’exemple typique d’un groupe qui a su changer, évoluer tout en restant dans une vraie qualité et richesse musicale. Voilà qui est appréciable.